Alain Desbiens, président de la Fondation Sunny D. Extrême.
Alain Desbiens, président de la Fondation Sunny D. Extrême.

Le sourire des jeunes

Lorsque son fils Sunny, âgé de 14 ans, s’est accidentellement noyé à Shawinigan à l’été 2007, Alain Desbiens s’est promis que sa mémoire servirait à faire le bien autour de lui. Sunny, qui appréciait tout particulièrement le contact avec les personnes âgées, a inspiré le projet de la Fondation Sunny D. Extrême, qui continue de faire du bien à des milliers de gens dans les CHSLD depuis maintenant 12 ans.

Chaque été, des centaines de jeunes de 12 à 17 ans, bénévoles pour la fondation, se rendent dans les CHSLD de la région de la Mauricie, mais également dans quatre autres régions, afin de donner du réconfort et de l’amitié aux personnes âgées. En 2019, 279 jeunes ont donné tout près de 13 000 heures de bénévolat auprès de 3720 aînés.

En ces temps de confinement et d’isolement des résidents en CHSLD, Alain Desbiens reconnaît que le projet de sa fondation a plus que jamais sa raison d’être. C’est pourquoi la fondation travaille présentement à adapter ses services rapidement pour pouvoir se rendre disponible auprès des aînés isolés. «On a des jeunes bénévoles qui nous téléphonent tous les jours, qui ne demandent que ça, pouvoir y retourner. Mais malheureusement, ce n’est pas autorisé pour le moment», confie-t-il.

Ainsi, la fondation lancera sous peu une plate-forme virtuelle qui permettra de mettre en lien les aînés des CHSLD impliqués avec la fondation, mais également des résidences privées conventionnées qui viendront s’ajouter à la liste. Une plate-forme qui pourrait par ailleurs devenir permanente pour cette fondation, qui a inspiré des centaines de jeunes et aidé des milliers d’aînés depuis le début de ses activités.

«Je pense à cette adolescente qui avait fait du bénévolat avec nous et qui avait visité des CHSLD il y a quelques années. J’ai récemment eu de ses nouvelles et elle a étudié pour être préposée aux bénéficiaires. Elle est au front actuellement et le bien-être des aînés, elle en a fait sa carrière. On a pu allumer des bougies à travers tout ça», se félicite l’homme qui piétine d’impatience de voir la plate-forme être déployée pour apporter encore plus de réconfort aux aînés. Paule Vermot-Desroches