Jonathan Boivin
Jonathan Boivin

Au front en CHSLD à défaut de bal de finissant

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
Lancer en compagnie de trois autres adolescents une pétition demandant au gouvernement du Québec la tenue d’une dernière journée d’école pour les élèves de cinquième secondaire n’est pas la seule chose qui a occupé Jonathan Boivin durant la période de confinement. Cet élève de l’Institut secondaire Keranna de Trois-Rivières fait partie de l’armée de travailleurs du réseau de la santé qui est au front chaque jour afin de donner les meilleurs soins possible aux usagers.

Depuis le mois d’avril, cet adolescent de 17 ans agit à titre d’aide de service au CHSLD Roland-Leclerc de Trois-Rivières. Jonathan Boivin avait d’abord posé sa candidature auprès du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec pour travailler cet été, mais devant la demande causée par la pandémie, il a débuté plus tôt que prévu.

«J’ai encore de l’école, donc je travaille une fin de semaine sur deux. J’aide les préposés aux bénéficiaires. Je prépare les plateaux de nourriture, j’aide pour le changement de culottes, je fais manger des résidents, je distribue les collations.»

Ce premier emploi dans le secteur de la santé semble le satisfaire grandement malgré la lourdeur du contexte actuel. Selon lui, l’expérience est enrichissante.

«Ça me permet de voir un côté de la société que je ne connais pas beaucoup. Ce n’est pas toujours facile durant la COVID-19. Mais je vais en ressortir grandi. Grâce au contact avec les gens, pouvoir aider les préposés, c’est une belle expérience. C’est une belle manière d’occuper mon temps. Le but est de se rendre utile et aussi de prendre de l’expérience. Je le fais pour la société et pour moi aussi.»

Jonathan Boivin est inscrit en sciences de la nature pour le niveau collégial. Il souhaite devenir physiothérapeute.