Selon la police, cinq des six accusés, accompagnés de leurs parents ou de leur avocat, se sont rendus à la police lundi matin, alors que le sixième élève a été arrêté alors qu’il se rendait à l’école.

Six élèves d’une école secondaire de Toronto accusés d’agression sexuelle armée

TORONTO - Six adolescents ont été arrêtés et accusés relativement à une agression sexuelle présumée qui serait survenue dans une école secondaire privée pour garçons à Toronto, a indiqué la police lundi matin.

Les agressions auraient eu lieu à l’école secondaire catholique St. Michael’s, un établissement privé reconnu pour son programme sports-études. La police a par ailleurs indiqué lundi que de nouvelles accusations pourraient être portées au cours de l’enquête sur des allégations concernant trois autres agressions présumées à la même école, dont une deuxième d’agression sexuelle.

Selon la police, cinq des six accusés, accompagnés de leurs parents ou de leur avocat, se sont rendus à la police lundi matin, alors que le sixième élève a été arrêté alors qu’il se rendait à l’école.

L’enquêteur Dominic Sinopoli a précisé lundi que les six garçons avaient été accusés notamment de voies de fait et d’agression sexuelle armée, relativement à un présumé viol collectif qui aurait eu lieu sur le campus de l’école - et qui avait été capté sur vidéo. «Nous avons des motifs de croire qu’il y a d’autres cas d’agressions, et qu’il existe d’autres vidéos», a déclaré l’inspecteur Sinopoli en conférence de presse.

La direction de l’école avait expulsé huit garçons et en avait suspendu un autre, mercredi dernier, relativement à une agression sexuelle présumée dans un vestiaire et une affaire de bizutage violent, évoqué par la police, et lui aussi capté sur vidéo.

Selon des sources policières, l’agression sexuelle armée impliquerait des joueurs de l’équipe de football qui auraient immobilisé un autre élève dans un vestiaire et l’auraient agressé sexuellement avec un manche à balai. L’inspecteur Sinopoli a précisé lundi que la victime présumée allait bien: «il a obtenu le soutien dont il a besoin et qu’il mérite».

Le directeur de l’école, Greg Reeves, qui a qualifié d’»horrible» la vidéo de la présumée agression sexuelle, a expliqué qu’il ne l’avait pas signalée immédiatement à la police lorsqu’il l’a reçue, lundi dernier, parce que la victime présumée n’en avait pas encore informé sa famille.

L’inspecteur Sinopoli a toutefois estimé lundi que la direction de l’école aurait dû signaler immédiatement l’agression sexuelle présumée. Il a également invité les élèves de St. Michael’s et toute personne en possession de la vidéo à la supprimer immédiatement de leur téléphone portable ou d’un autre appareil, puisqu’il s’agit de pornographie juvénile. Or, la possession ou la transmission de pornographie juvénile constitue un crime.

Dans une déclaration publiée dimanche, la direction de St. Michael’s a annoncé qu’elle entreprendra un «examen indépendant» d’»attitudes et de comportements sous-jacents qui sont incompatibles avec sa culture et ses valeurs». Le directeur Reeves a déclaré qu’un «comité d’examen externe» sera créé dans les deux à trois prochaines semaines; il espère qu’un examen préliminaire sera terminé d’ici le printemps et qu’une enquête plus approfondie sera achevée d’ici l’été.