L’entreprise Recyclage Arctic Béluga a été déclarée coupable de huit infractions à la Loi sur la qualité de l’environnement en lien avec la réhabilitation du site de l’ancienne usine Belgo.
L’entreprise Recyclage Arctic Béluga a été déclarée coupable de huit infractions à la Loi sur la qualité de l’environnement en lien avec la réhabilitation du site de l’ancienne usine Belgo.

Site de l’ancienne Belgo: Arctic Béluga mise à l’amende

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — L’entreprise Recyclage Arctic Béluga a été déclarée coupable de huit infractions à la Loi sur la qualité de l’environnement en lien avec la réhabilitation du site de l’ancienne usine Belgo de Shawinigan et est condamnée à payer 80 322 $ en amendes et frais judiciaires.

Les faits pour lesquels l’entreprise shawiniganaise, qui a cessé ses activités il y a déjà un moment, a été condamnée s’échelonnent entre novembre 2013 et janvier 2017.

Durant cette période, l’entreprise n’a notamment pas respecté divers plans de réhabilitation élaborés et approuvés par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), contrevenant ainsi à l’article 115.30 de la Loi sur la qualité de l’environnement. Elle a également omis de prendre les mesures nécessaires pour que des matières se retrouvant sur le site soient stockées, traitées ou éliminées dans un lieu autorisé, contrevenant cette fois à l’article 66 de la Loi sur la qualité de l’environnement.

Il n’a pas été possible de savoir quels étaient les recours du MELCC dans l’éventualité où l’entreprise ne donne pas suite à ces condamnations.

Rappelons que le MELCC a pris ce site en charge parce qu’Arctic Béluga ne donne plus signe de vie depuis près de deux ans. Le ministère a dû mandater l’entreprise Sanexen pour compléter le nettoyage de cette propriété. Arctic Béluga a agi d’une manière similaire avec le site de l’ancienne usine Aleris du secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières.

La présence du mur de l’ancienne usine aux abords de la route Pie-XII cause également des maux de tête au maire de Shawinigan, Michel Angers. Exaspéré de voir ce vestige encore debout alors qu’il aurait dû être démoli il y a déjà belle lurette, il a hâte de le voir disparaître, d’autant plus que des briques s’en sont détachées au cours des derniers mois et ont endommagé des voitures qui circulaient dans le secteur.