Hugues Carpentier

S’impliquer pour faire une différence

Saint-Tite — Quand on goûte une fois au Festival western de Saint-Tite, c’est difficile de ne pas y revenir. Du moins, c’est la réalité pour Hugues Carpentier. Le Shawiniganais portera fièrement cette année le chapeau de président de la 52e édition du Festival western, qui se déroule du 6 au 15 septembre. Une implication énorme, mais qui allait de soi pour celui qui a l’habitude de donner de son temps à de nombreuses organisations du Centre-de-la-Mauricie et de Mékinac.

Hugues Carpentier évolue dans l’entourage du Festival western depuis près de 10 ans. D’abord comme bénévole aux bars et à l’espace VIP, il est devenu membre du comité organisateur de l’événement en 2015, puis vice-président l’année dernière. Accepter la présidence était devenu quelque chose de naturel pour lui, étant donné l’évolution de son implication dans l’organisation.

«Je suis comme ça. Dès que j’embarque dans une cause, je cherche toujours à aller un peu plus loin. J’ai goûté au Festival western, et je veux toujours en avoir un peu plus, aller voir plus loin comment je peux faire une différence», confie M. Carpentier.

Car c’est d’abord cette envie de faire une différence qui anime son besoin d’implication dans sa communauté. Bien que le Festival western le tiendra très occupé au cours des prochains jours, l’homme cumule aussi d’autres implications durant l’année. Il a notamment organisé des défilés de mode au profit de la maison La Séjournelle, qui vient en aide aux femmes victimes de violence conjugale. Il s’est également impliqué avec la ressource de soins palliatifs la Maison des trois colombes, en plus d’être président d’honneur du 15e Relais pour la vie de Shawinigan, en juin dernier. Il s’est aussi impliqué auprès de la cause «Un habit pour un p’tit», un événement qui a permis d’amasser plus de 55 habits d’hiver pour des enfants vivant en situation de pauvreté.

Il a aussi siégé au sein des conseils d’administration de la Chambre de commerce de Shawinigan et du défunt Demi-marathon des pompiers.

«Ça a toujours fait partie de moi de vouloir donner de mon temps. Et je pense que je le fais pour les bonnes raisons, parce que je n’attends rien en retour», constate-t-il.

Les prochains jours seront toutefois très occupés pour celui qui prendra ses vacances de son poste de coordonnateur aux loisirs et communications pour la municipalité de Lac-aux-Sables afin de les consacrer au Festival western. En portant le chapeau de président de cette 52e édition, c’est donc sur ses épaules que repose désormais la coordination des différents comités et des 650 bénévoles qui font en sorte que l’événement peut encore une fois attirer plus de 600 000 passionnés de western.

«On est une belle gang, et on se challenge beaucoup. Mais cette année, je suis pas mal fier de la programmation qu’on met de l’avant. On continue notre virage New-country entrepris il y a trois ans et ça fonctionne, parce que nous avons des spectacles comme Matt Lang et Brett Kissel qui annoncent déjà complet», remarque le président.

Autre nouveauté cette année, le comité organisateur prend le pari d’organiser des tirages moitié-moitié dans les rues de la ville. Une opération qui, espère Hugues Carpentier, apportera encore une meilleure expérience aux festivaliers.

Le président se dit aussi particulièrement fier de la place de plus en plus grande que l’organisation laisse aux adolescents. Cette année, ils auront un endroit bien à eux, «la Zone», où les activités différeront de celles proposées à la Place de la famille, et auxquelles les 13-17 ans ne s’identifient pas toujours.

«C’est important aussi de s’intéresser à eux, à leurs besoins et de les amener à aimer notre événement. C’est notre relève, ce sont eux qui, dans quelques années, vont vouloir revenir nous voir pour assister à nos activités», indique Hugues Carpentier.