Le candidat caquiste Simon Allaire veut mettre sur pied une plateforme transactionnelle numérique visant à promouvoir l’achat local.

Simon Allaire propose une plateforme transactionnelle numérique

TROIS-RIVIÈRES — Question de promouvoir l’achat de produits locaux, le candidat de la Coalition avenir Québec dans Maskinongé, Simon Allaire, pilotera la création d’une plateforme transactionnelle numérique dans l’éventualité où il est élu.

Il a présenté cette initiative qu’il nommera le Maski-Marché, jeudi après-midi, sur les terres de la ferme maraîchère Gagnon, qui est située dans le secteur Pointe-du-Lac à Trois-Rivières. Selon lui, cette plateforme, qui est grandement inspirée d’un précédent projet qui a finalement été abandonné après avoir été tenu à bout de bras par les bénévoles de la coopérative Fierté d’ici!, viendra bonifier le Hub agroalimentaire qui devrait également voir le jour à Louiseville et que le candidat Allaire s’engage à promouvoir afin qu’il voie le jour rapidement.

«En 2018, les producteurs doivent prendre le virage numérique pour suivre les tendances marketing et demeurer compétitifs. Dans quelques années, s’ils n’ont pas entrepris ce virage, ils accuseront un certain retard qui sera difficile à rattraper. C’est là où la plateforme Maski-Marché entre en jeu. Développés parallèlement, ces deux projets seront parfaitement complémentaires», affirme le caquiste.

Concrètement, la plateforme qui sera élaborée en collaboration avec la MRC de Maskinongé et avec l’aide du Fonds de diversification économique se déclinera en un site web ainsi qu’en une application mobile. Elle rassemblera tous les producteurs, cultivateurs et transformateurs désireux d’offrir leurs produits aux consommateurs. Par ailleurs, les producteurs inscrits pourront modifier leur offre de produits ainsi que les prix au fil des saisons. Les clients pourront commander et payer directement en ligne.

«Les achats se feront en temps réel et la transaction se fera entre le producteur et le client», précise Simon Allaire avant d’ajouter que la mise sur pied de cette plateforme coûtera environ 150 000 $.

Pas de conversation avec son chef
Au lendemain de la publication d’un article de La Presse canadienne qui révélait qu’il avait écopé de plusieurs constats d’infraction en vertu de dispositions du Code de la sécurité routière, le candidat caquiste ne semblait pas plus agacé que lorsque Le Nouvelliste s’était entretenu avec lui dans les heures qui ont suivi la mise en ligne de cette nouvelle par différents médias. Il ajoute qu’il ne s’est pas entretenu avec son chef à ce propos et que ce dernier était déjà au courant. Il reconnaît par contre que des membres de son équipe ont discuté avec des attachés politiques faisant partie de la direction du parti.

De plus, il ne croit pas que cette histoire ainsi que celles ayant précédemment éclaboussé d’autres candidats caquistes compliqueront la tâche de François Legault pour le reste de la campagne. Comme la CAQ est en avance dans les sondages, il est normal selon lui que des histoires du genre refassent surface.

«Nous sommes en haut de la montagne. C’est sûr que les autres tentent de nous tirer en bas et de chercher des bibittes à gauche et à droite», laisse-t-il tomber.