Le regroupement des Caisses Desjardins à Shawinigan doit franchir une nouvelle étape ce mois-ci.

Vers une seule grande caisse à Shawinigan

SHAWINIGAN — Particulièrement intense depuis deux ans, le regroupement des Caisses Desjardins à Shawinigan doit franchir une nouvelle étape ce mois-ci. Si le mouvement reçoit l’accord de ses membres, il n’existera plus qu’un seul conseil d’administration pour les caisses du territoire de cette ville et la nouvelle structure engloberait également Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

La Caisse Desjardins du Centre-de-la-Mauricie regrouperait ainsi 160 employés et gérerait un actif de 1,5 milliard de dollars pour 52 000 membres. Les rencontres d’information se dérouleront ces jours-ci. Lundi soir, les membres des Caisses du Centre-de-la-Mauricie et de Notre-Dame-du-Mont-Carmel sont invités respectivement à la Place Biermans et à la salle paroissiale, à compter de 19 h. Ceux de la Caisse populaire de la Cité de Shawinigan, de leur côté, pourront assister à leur assemblée d’information le 12 septembre, à l’église Saint-Marc.

André Héon, directeur général par intérim de la Caisse Desjardins du Centre-de-la-Mauricie, estime que les regroupements des dernières années, à Shawinigan, ont prouvé leur efficacité. Voilà pourquoi la direction suggère de poursuivre sur le même élan.

André Héon, directeur général par intérim de la Caisse Desjardins du Centre-de-la-Mauricie.

«C’est une question d’accessibilité», explique-t-il. «Que le membre aille n’importe où, il va à sa caisse (quand elles sont regroupées). C’est un grand avantage pour les gens. Évidemment, il y a aussi une question économique, en évitant des doublons. Mais surtout, c’est moins compliqué pour le membre.»

Pas plus tard qu’en 2016, on dénombrait pas moins de sept caisses autonomes sur le même territoire: Centre-Sud, Vallée-du-Saint-Maurice, Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Lac-à-la-Tortue, Haut-Shawinigan, Cité de Shawinigan et Saint-Boniface. En septembre 2016, les membres de Centre-Sud, Vallée-du-Saint-Maurice et Haut-Shawinigan acceptaient de former la Caisse Desjardins du Centre-de-la-Mauricie.

Un an plus tard, la Caisse de Lac-à-la-Tortue se joignait au même regroupement. Si Notre-Dame-du-Mont-Carmel et Cité de Shawinigan suivent la même tendance, il ne restera plus que deux entités sur ce territoire à compter du 1er janvier 2019, soit la Caisse Desjardins du Centre-de-la-Mauricie et celle de Saint-Boniface.

Au cours des dernières années, toutes ces propositions de fusion ont été acceptées avec de très fortes majorités.

Les membres décident
Cette fois, la fusion de la Caisse Cité de Shawinigan semble aller de soi, puisqu’elle se trouve un peu isolée par rapport aux autres sur le même territoire. En ce qui concerne Notre-Dame-du-Mont-Carmel, M. Héon refuse d’y voir un enjeu plus délicat parce qu’il implique une institution d’une municipalité voisine. Si le projet fonctionne, il confirme que la nouvelle entité regroupée conservera le nom de Caisse Desjardins du Centre-de-la-Mauricie.

«Ce n’est pas délicat, puisque ce sont les membres qui décident!», fait-il remarquer. «Le conseil d’administration de la Caisse de Notre-Dame-du-Mont-Carmel en a parlé à son assemblée générale. Il y aura maintenant une assemblée d’information et au bout du compte, les membres vont décider. Mais les dirigeants pensent que ce serait gagnant de participer à une plus grande organisation, avec plus de services.»

Après les rencontres d’information suivront les assemblées générales extraordinaires de fusion, le 25 septembre pour les membres de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Cité de Shawinigan et le 26 septembre pour ceux du Centre-de-la-Mauricie.

En ce qui concerne Saint-Boniface, il semble que le ciment n’ait pas encore pris.

«Les gens se sont parlé depuis quelques années, mais pour l’instant, le conseil d’administration a décidé que leur caisse répond aux besoins de son milieu», relate M. Héon. «Est-ce que ça arrivera un jour? Peut-être, mais pour le moment, ils jugent que c’est correct de rester autonomes.»

M. Héon assure qu’aucun emploi n’est menacé par ce projet. Même qu’il précise que Desjardins est confronté au même défi que bien des entreprises de la région.

«Nous ne faisons pas exception à l’ensemble du marché de l’emploi», fait-il remarquer. «Nous avons, devant nous, des défis de relève. Il y a déjà eu des réductions de personnel, mais maintenant, les regroupements ne provoquent pas cela. Au contraire, on fait tout ce qu’on peut pour garder notre monde.»

Même raisonnement en ce qui concerne les services de guichet automatique. Le regroupement proposé ne soustraira aucun appareil pour le moment.

«Si ça arrive, ce sera parce que l’utilisation se transforme», nuance-t-il.