François-Philippe Champagne, président d'honneur du cocktail de réseautage le 13 mars, en compagnie du président de l'Alliance régionale des chambres de commerce de la Mauricie, Donald Angers.

Vers un milieu d'affaires tissé plus serré

En entamant sa sixième année d'existence, l'Alliance régionale des chambres de commerce de la Mauricie veut accroître son influence à travers la région en intensifiant la collaboration entre les six organisations et les quelque 3000 membres qui la composent. Une façon de favoriser l'achat local, un enjeu important qui passe par le maillage d'affaires, selon le président de l'organisme, Donald Angers.
Le lancement de la nouvelle saison a été effectué hier matin, au salon Wabasso de la Shop du Trou du diable. En 2014, les chambres de commerce de la MRC de Maskinongé, du Haut Saint-Maurice, de Mékinac, de Shawinigan et de Trois-Rivières se joindront à la Jeune chambre de commerce de la Mauricie pour offrir chacune trois activités. Pour favoriser la participation, les membres de n'importe quelle chambre de commerce de la région pourront tous bénéficier du même tarif lors de ces 18 rendez-vous.
Par exemple, on retrouve des tournois de golf, des conférences, des activités de réseautage et des soirées plus spéciales comme Toute la ville en parle PME, présentée par la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan à la Maison Francis-Brisson le 1er mai.
«Ces activités vont favoriser le réseautage entre les entreprises de toute la Mauricie», croit M. Angers. «Nous essayons de mettre tout le monde ensemble pour optimiser les échanges commerciaux. Plutôt que de faire appel à des sous-traitants de l'extérieur de la région, peut-on regarder si on peut en avoir sur notre territoire?»
Le regroupement organisera aussi sa première activité de réseautage destinée à l'ensemble des gens d'affaires de la Mauricie, le 13 mars, à la Shop du Trou du diable. Ce cocktail se déroulera sous la présidence d'honneur de François-Philippe Champagne, aspirant libéral probable en vue des prochaines élections fédérales dans le comté deSaint-Maurice - Champlain.
«La meilleure façon de s'en sortir, c'est d'agir ensemble», témoigne-t-il. «Nous savons que nous avons une économie en transformation, mais il existe un potentiel énorme avec le Centre d'entrepreneuriat, la cité du numérique, le tourisme. Nous devons développer de grands pans de notre économie. Je vois beaucoup de choses et le moment venu, j'aurai un bon constat!»
M. Champagne a accepté cette présidence d'honneur parce que selon lui, l'activité du 13 mars constituera une belle occasion pour la communauté des affaires d'envoyer un message clair, celui d'agir ensemble pour réussir. «La compétition ne se trouve pas à l'intérieur de la salle, mais à l'extérieur de la région», pointe-t-il.
Par un drôle de concours de circonstances, une photo de M. Champagne apparaissait en page 9 du Journal de Montréal, jeudi, en compagnie de son père Gilles, fondateur de Bionest et de Denis Vincent, personnage influent au Fonds de solidarité de la FTQ auquel s'intéresse la Commission Charbonneau.
«Bionest n'a rien à se reprocher; notre directeur général a même donné une entrevue pour rétablir les faits», commente-t-il. «La photo, c'est un voyage de famille que j'avais fait avec mon frère et mon père dans le Grand Nord. Ça s'arrête là.»