On retrouve une 23e Avenue dans les secteurs Lac-à-la-Tortue, Saint-Georges, Shawinigan et Grand-Mère.

Vers l'harmonisation des noms de rues à Shawinigan

La dernière barrière avant l'unification vraiment complète des sept anciennes municipalités qui composent Shawinigan devrait tomber en 2014, puisque les élus ont pris la décision d'aller de l'avant avec l'harmonisation des noms de rues du territoire.
<p>Dans le secteur Saint-Georges, on a même une 23e avenue «A» et une 23e Avenue «B»!</p>
Le maire, Michel Angers, a confirmé cette intention mercredi midi, devant quelque 120 membres de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan réunis à l'Auberge Gouverneur.
Pratiquement à la même date l'an dernier, lors de la même activité, M. Angers avait mentionné qu'un comité serait créé pour étudier cette question. Déjà, il reconnaissait son préjugé favorable pour cette délicate opération. En 2006, l'ex-mairesse Lise Landry avait estimé que l'harmonisation des noms de rues n'était pas considérée comme un enjeu important à Shawinigan.
Son successeur ne partage visiblement pas cet avis. En fait, sur les 794 noms de rues à Shawinigan, le comité d'harmonisation a dénombré 418 doublons. Plus de la moitié des odonymes réapparaissent au moins une fois ailleurs dans la même ville.
«Shawinigan est l'une des dernières villes du Québec à ne pas avoir procédé à l'harmonisation de ses noms de rues», fait remarquer le maire. «Drummondville l'a fait en 2012, Lévis complète actuellement sa démarche, Trois-Rivières l'a fait dès les premiers instants (de la fusion).»
«Mes collègues du monde municipal qui ont travaillé à l'harmonisation des noms de rues m'ont dit que ça approfondissait, que ça cristallisait le sentiment d'appartenance envers la nouvelle ville fusionnée. Shawinigan doit se démarquer comme vitrine à travers le Québec et c'est dans une ville unie, forte et structurée qu'on pourra le faire.»
M. Angers rappelle qu'à l'ère des GPS, une municipalité qui propose trois 23e Avenue sur son territoire peut faire maugréer les visiteurs.
Le maire reconnaît le potentiel explosif de cette démarche dans la population. Il répète que les citoyens seront consultés.
«Fera-t-on table rase sur tout? Non! Nous voulons éviter le maximum d'impact chez les commerces et les citoyens. La nature humaine est ainsi faite: on a toujours horreur du changement. On est toujours confortable dans nos vieilles pantoufles. Mais on se doit de passer à une autre étape de cohérence et de cohésion à Shawinigan.»
En entrevue, le maire n'a pas voulu évaluer, pour le moment, le coût de ce chantier. En 2006, l'administration Landry l'avait estimé à 300 000 $.
Avenue de la Station
En 2014, M. Angers a répété que la confirmation de l'aide financière provinciale et fédérale pour le projet d'approvisionnement en eau potable constituait sa grande priorité. Il réitère aussi sa confiance pour annoncer les projets industriels qui prendront la relève de Rio Tinto Alcan.
Il travaillera aussi à attirer une multinationale dans son parc industriel à grand gabarit et à propulser la station du numérique du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, «qui n'aura rien à envier aux Google de ce monde!». Le processus d'amélioration continue des services municipaux se poursuivra également.
Sur le plan des infrastructures, le maire a annoncé que les importants travaux de réfection prévus sur l'avenue de la Station seront finalement mis en priorité en 2014. Le conseil municipal hésitait entre ce chantier et celui de la 5e Rue, puisque ces deux projets ne peuvent être réalisés en même temps en raison des inconvénients qu'ils provoqueraient au centre-ville.
Le gouvernement provincial a finalement donné son signal au cours des derniers jours. Il s'agit d'un investissement de sept millions de dollars, dont quatre millions $ seront fournis par Québec.
«On parle de travaux d'une douzaine de semaines», annonce-t-il. «Les conduites sont là depuis 1919. On avait prévu qu'elles dureraient cinquante ans. En 1969, on aurait dû penser à la restauration de l'avenue de la Station. Quarante-cinq ans plus tard, on y est rendu! Je suis curieux de voir dans quel état on retrouvera ces conduites, qui ont presque doublé leur vie utile.»