Les préposés aux arénas ont observé peu de variation dans la fréquentation du patinage libre à Shawinigan depuis l’automne dernier.

Une seule carte vendue l’automne dernier

Shawinigan — La Ville de Shawinigan ne garnira visiblement pas ses coffres avec sa nouvelle politique d’imposer des tarifs aux non-résidents pour le patinage libre dans ses quatre arénas. L’automne dernier, une seule passe de session à 100 $ a été vendue et jusqu’ici, personne ne s’est manifesté pour se procurer celle à 75 $ pour la période de janvier à mars.

Ces tarifs avaient été confirmés lors de l’adoption d’un règlement par le conseil municipal, en juin 2017. Traditionnellement, le patinage libre était accessible à tous sans frais. À la suite de l’impasse des négociations entre Shawinigan et dix municipalités avoisinantes pour que la Ville obtienne une compensation pour l’utilisation de ses équipements supralocaux, les élus avaient décidé d’augmenter les frais d’inscription pour les résidents de l’extérieur, particulièrement pour les sports de glace étant donné que l’entretien des arénas représente une importante partie du budget des loisirs.

Pour la première fois l’automne dernier, les visiteurs devaient donc se procurer une carte de non-résident à 100 $ pour participer au patinage libre. En décembre, Le Nouvelliste s’est présenté à trois des quatre arénas de Shawinigan pour voir comment cette nouvelle politique était appliquée.

Les préposés à l’entretien rencontrés ont mentionné que personne ne leur avait demandé de vérifier la provenance des patineurs lors des séances. De toute manière, certains d’entre eux mentionnaient qu’ils n’avaient pas le temps de «jouer à la police». François St-Onge, directeur des communications à la Ville, précise que des vérifications sporadiques sont effectuées par le Service des loisirs, culture et vie communautaire.

«Nous y allons de façon aléatoire, occasionnelle, pour nous assurer que les gens qui sont là paient leur dû», explique-t-il. Selon les témoignages recueillis, ces vérifications s’effectuent principalement la fin de semaine, où les adeptes du patinage libre sont plus nombreux.

Difficile de conclure que des non-résidents sont passés à travers les mailles du filet ou qu’ils ont décidé de se trouver d’autres loisirs en raison de ces nouveaux tarifs. Les employés sur place observaient que sur semaine du moins, ils n’avaient remarqué aucun changement dans la fréquentation par rapport à l’an dernier. Les habitués, qui viennent très majoritairement de Shawinigan, demeurent au rendez-vous. Bien entendu, l’accès au patinage libre reste gratuit pour les résidents.

Le maire, Michel Angers, a toujours insisté sur le fait que la Ville ne cherchait pas à s’enrichir avec ces nouveaux tarifs. Le conseil municipal souhaitait agir par souci d’équité envers sa population, qui défrayait seule les coûts d’infrastructures et d’entretien pour des équipements utilisés aussi par des gens d’ailleurs. «Nous sommes toujours d’accord avec le principe que les personnes qui ne résident pas à Shawinigan devraient payer pour utiliser nos services», résume M. St-Onge. «On essaie de faire respecter ça du mieux qu’on peut.»