Le projet de construction du Groupe Château Bellevue se bute à la découverte d’une contamination supplémentaire.

Une mauvaise surprise pour la Ville de Shawinigan

Shawinigan —Une mauvaise surprise attendait la Ville de Shawinigan dans le cadre des travaux de réhabilitation environnementale d’un lot situé sur la 9e Rue de la Pointe, dans le cadre du projet de construction du Groupe Château Bellevue. À la suite de la découverte d’une contamination supplémentaire, l’entrepreneur a réclamé un surplus au contrat de 337 782 $, ce qui entraîne une charge imprévue de 55 % par rapport au montant initial.

En janvier dernier, le conseil municipal avait accordé un contrat de 608 541 $ à Entreprises G.N.P. de Victoriaville pour la réhabilitation environnementale de ce lot.

«En travaillant, on s’est rendu compte qu’il y en avait plus que prévu», explique Gaétan Béchard, directeur général de la Ville de Shawinigan.

«Notre consultant avait fait des sondages sur une couche d’argile, mais celle-ci avait servi à couvrir d’autres matériaux, ce que nous avons découvert en creusant. Il fallait donc traiter un volume supplémentaire et selon les tarifs prévus au contrat, nous en sommes venus à ce montant pour sortir le matériel du trou afin que le terrain soit jugé décontaminé et propre à la construction.»

Malgré cet imprévu, M. Béchard mentionne que le budget pour ces travaux demeure respecté.

En novembre 2015, le conseil municipal avait adopté un règlement d’emprunt de 5,092 millions $ pour les travaux de décontamination sur cinq terrains. Un an plus tard, l’emprunt était revu à 2,228 millions $ lorsque les élus avaient décidé de suspendre trois des projets prévus. Celui dans le secteur de la rue Broadway et de la 9e Rue de la Pointe faisait partie des deux chantiers maintenus. De ce côté, un budget de 1,388 million $ avait été adopté.

Pour éviter tout retard au projet de résidence du Groupe Château Bellevue, les élus ont organisé une séance extraordinaire le 19 mars pour adopter cette modification au contrat, même si une autre assemblée est prévue pas plus tard que le 26 mars.

En effet, le chantier était paralysé tant que l’entreprise n’avait pas obtenu la confirmation que le conseil acceptait l’ajout au contrat.