Le maire Michel Angers garde la mainmise sur la majorité des dossiers de nature économique.

Une charge de travail costaude

Shawinigan — Après plusieurs semaines de réflexion, le conseil municipal de Shawinigan a finalement dévoilé l’identité des élus qui se retrouveront sur les toujours nombreux comités de la Ville ou ceux sur lesquels elle est représentée. Avec seulement deux nouveaux élus autour de la table, on constate que l’exercice s’est déroulé sous le signe de la continuité dans plusieurs domaines et que le maire, Michel Angers, garde la mainmise sur la majorité des dossiers de nature économique.

Mardi soir en assemblée publique, le conseil municipal a adopté pas moins de 34 résolutions pour confirmer ces nombreuses nominations. Pour le profane, le grand ménage annoncé en novembre demeure à peine perceptible, mais dans les faits, les élus ont soustrait une douzaine de comités à leur charge de travail par rapport à 2013. Parfois, par la force des choses, comme par exemple avec la disparition du Centre local de développement ou de la Conférence régionale des élus, mais parfois par choix. Ainsi, les élus ont décidé de ne plus siéger au conseil d’administration de certains organismes, tels que le Carrefour jeunesse emploi de Shawinigan, Bassin versant Saint-Maurice ou la Société d’aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan.

Des entités ont aussi été créées à partir d’anciennes structures ou de nouvelles idées, comme par exemple la Commission des communications et des relations avec les citoyens, la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable et la Commission de vérification.

En terme d’assignations, les élus ont surtout opté pour la continuité. Josette Allard-Gignac demeure la référence de la culture au conseil; elle assume ce rôle depuis la création de la corporation culturelle en 2004. Jean-Yves Tremblay reste président de la Régie de transport en commun de Shawinigan et Lucie DeBons conserve la toponymie, après avoir réalisé le gros morceau que représentait l’harmonisation des noms de rues dans le mandat précédent. De son côté, Guy Arseneault garde la sécurité publique et la sécurité incendie.

Martin Asselin devient le conseiller le plus sollicité, avec une participation sur neuf comités. De son côté, Nancy Déziel siégera sur divers organismes à vocation économique, mais touchera aussi aux ressources humaines. La présidence de la nouvelle Commission des communications et des relations avec les citoyens lui exigera beaucoup de temps, puisque l’un de ses mandats consistera à proposer une nouvelle politique de consultation publique, dans la foulée de la loi 122.

Les deux nouveaux élus, Jacinthe Campagna et Claude Grenier, siègent sur huit comités et assument deux présidences chacun.

Le maire, Michel Angers, se retrouve d’office sur plusieurs comités municipaux. De plus, il demeure près de tout ce qui touche au développement économique. Ainsi, il conserve un siège au Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins et la présidence du DigiHub. Il assume aussi la présidence de la Commission sur l’administration et le développement économique et de la nouvelle Commission sur les ressources humaines. Il siégera également sur le Comité de diversification économique et le caucus des cités régionales.

À la Cité de l’énergie, M. Angers quitte la vice-présidence pour siéger dorénavant comme observateur. Ce changement de rôle des élus est souhaité dans d’autres organisations, comme l’Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan, le Parc de l’Île-Melville et le Service d’accueil des nouveaux arrivants. À ces endroits, les conseillers ne pourront plus exercer un droit de vote, mais s’impliqueront à titre d’observateur.

Rôles
Avec cette réorganisation, le maire de Shawinigan veut que les comités suggèrent des orientations, des perspectives de développement dans différents dossiers.

«Les conseillers auront une responsabilité beaucoup plus importante», avance M. Angers. «Dans la définition des mandats, on va beaucoup plus loin. On ne va pas simplement assister (à des rencontres). Les élus seront partie prenante des orientations avec les directions de service. Il y a moins de comités, mais beaucoup plus de travail.»