Lors de l'inauguration de la maison Coude à coude, Frédéric Trudelle du centre Roland-Bertrand, Suzanne Gagnon et le maire Michel Angers ont procédé à la cérémonie de la coupe du ruban.

Un couple de mécènes vient en aide à la maison d'entraide de Shawinigan

Créé en décembre 2012, la maison d'entraide pour familles Coude à coude a inauguré lundi ses nouveaux locaux, qui sont répartis sur trois étages au 530 de la 4e Rue, dans le secteur Grand-Mère.
Il y a un an, l'ancien immeuble à logements était dans un état lamentable. Mais depuis, il a eu droit à une transformation extrême. Heureusement, ce projet a pu se réaliser grâce à la généreuse contribution d'un jeune couple de mécènes qui a requis l'anonymat.
Sans avoir un chiffre précis sur la hauteur de sa participation, il a été possible de savoir que l'infrastructure, la gestion opérationnelle du projet, les dons et les subventions totalisent près de 1,4 million $.
D'ailleurs, le maire Michel Angers n'a pas caché la surprise qu'il a eue lorsque le couple en question l'a rencontré pour lui exprimer son désir d'investir à Shawinigan. «Ils m'ont dit: "Quel serait le projet le plus approprié pour Shawinigan en terme de développement social?'' Vous savez, quand on est maire d'une ville, c'est rare qu'on débarque dans notre bureau avec de l'argent disponible. Et on dit qu'on veut investir dans la communauté», a raconté M. Angers, pince-sans-rire.
«Ils m'ont dit qu'ils ont été chanceux dans la vie, qu'ils ont réussi à faire beaucoup d'argent et qu'ils veulent redonner au suivant, de façon anonyme, à travers une fondation privée», a-t-il poursuivi.
Le couple a été mis en contact avec des intervenants du milieu communautaire de la ville, et un projet a été élaboré. Aussi, la CRÉ de la Mauricie a octroyé 63 325 $, et le club Richelieu, 10 000 $.
Le maire Angers a été élogieux vis-à-vis ce projet. «Je peux vous confirmer qu'il y a neuf projets d'initiatives sociales au centre Roland-Bertrand, et celui d'aujourd'hui (lundi) en est un beau, qui répond essentiellement aux besoins des familles: un besoin important et criant dans un milieu qui en avait grandement besoin. Des choses comme celle-là, ça ne nous arrive pas souvent. Quand ça nous arrive, on se dit qu'on est né sous une bonne étoile, qu'il y a des gens qui font des affaires, mais il y a des aussi gens qui ont à coeur l'engagement social. Si on avait plus d'entrepreneurs sociaux comme ça, je suis convaincu que notre société s'en porterait mieux», a conclu M. Angers.
La coordonnatrice de Coude à coude, Suzanne Gagnon, a fièrement souligné que cet organisme accueille enfants et parents. «Coude à coude, c'est pour les familles, toutes les familles. C'est un projet unique, de par son approche, sa convivialité, son énergie. On peut y jouer librement, y rencontrer d'autres familles, participer à des ateliers (gratuits) stimulants, qui visent à développer le plein potentiel des tout-petits», a-t-elle décrit. «Ce qu'on désire, c'est de voir les yeux pétillants des enfants et les sourires des parents», a-t-elle enchaîné.
L'éventail d'ateliers offerts comprend Am Stram Gram (enfants de 2 à 5 ans), En avant la musique (3 à 5 ans), Pirouettes & cacahouètes (parents et enfants de2 à 5 ans), Chante-la ta chanson (6 à 10 ans), le Carnaval d'hiver au mois de mars et Jeux libres et activités semi-dirigées.
L'organisme peut compter sur une belle équipe de bénévoles.
Il y aura une journée «portes ouvertes» samedi 1er février, de 9 h à 15 h, dans les nouveaux locaux de Coude à coude. Les visiteurs pourront assister aux ateliers en cours (arts, cirque et chant), bricoler, décorer des biscuits ou simplement visiter l'emplacement.
On peut trouver plus de détails sur la page Facebook Maison Coude à coude.