Serge Marquis, directeur général de la Société protectrice des animaux de la Mauricie.

SPA Mauricie à Shawinigan: «Un partenariat respectueux»

Le directeur général de la Société protectrice des animaux de la Mauricie, Serge Marquis, refuse de voir dans l'entente avec la Ville de Shawinigan un partenariat particulièrement avantageux pour l'organisme qu'il dirige. Il assure également qu'il n'a jamais voulu émettre de conditions spéciales pour établir un bureau de la SPAM à Shawinigan.
«C'est un partenariat qui est respectueux de ce que nous sommes», commente M. Marquis. «Il n'y a pas de bénéfice à l'autre bout; c'est un partenariat serré. Quand nous avons des années bénéficiaires, on réinvestit dans l'amélioration de nos services.»
En n'ayant aucun frais de location, de répartition d'appels ou de coûts d'énergie à payer pendant cinq ans, l'organisme augmente ses chances de rentabilité. M. Marquis invite à communiquer avec la Ville de Shawinigan pour connaître les raisons de ces conditions. Il convient que l'offre portait sur la prestation de services animaliers dans des locaux déjà identifiés.
«Tout ça a été calculé par la Ville», mentionne M. Marquis. «C'est sûr que ça aide, mais il y a des frais de rodage importants. Comme nous sommes une organisation éthique, nous devons procurer aux animaux des soins appropriés, qui ont des coûts importants. Mon rôle est d'assurer la pérennité de l'organisation et le contrôle budgétaire est toujours extrêmement important pour nous.»
M. Marquis ne veut pas dire si la SPAM se serait quand même établie à Shawinigan si elle avait dû s'acheter un bâtiment ou louer un local.
«Ce qui a surtout accéléré notre arrivée, c'est que la Ville avait développé une vision qui s'approchait de la nôtre sur la gestion des animaux», soulève-t-il.
«Le fait de compter sur deux unités représente une flexibilité intéressante pour nous. Souvent, on est en période de surcapacité. Nous avons aussi parfois des mandats avec le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, qui font qu'on peut être appelé à gérer des saisies. À Trois-Rivières aussi, quand on s'est établi, nous avons eu besoin de la Ville. Maintenant, en ayant une unité à Shawinigan, ça pourrait nous permettre d'établir des relations avec d'autres MRC autour.»
Relancé sur le fait que le partenariat à Trois-Rivières diffère un peu étant donné que la SPAM est propriétaire de son bâtiment, M. Marquis mentionne que l'ensemble du contexte d'implantation ne se compare pas. À Shawinigan, la SPAM part de loin.
«Nous avons une période d'adaptation, de déploiement de services qui ne peut pas se faire du jour au lendemain», fait-il remarquer. «Je ne connais pas les intentions précises à long terme de la Ville en ce qui concerne le bâtiment, mais présentement, pour une certaine période, nous sommes prestataires de services à certaines conditions.»
M. Marquis mentionne que de nombreux citoyens de Shawinigan visitaient les nouvelles installations de Trois-Rivières en souhaitant vivement pouvoir en retrouver des semblables dans leur ville à court terme.
«Dès 2006-2007, nous avons entrepris des démarches avec des représentants de Shawinigan», explique-t-il. «Nous avons présenté divers scénarios d'implantation de nos services. Il y a deux ans, nous avons senti que l'intérêt se développait réellement.»
«À Trois-Rivières, nous recevions entre 60 et 100 animaux par mois qui provenaient de Shawinigan», ajoute-t-il. «Il y a donc un besoin notable.»