La Ville de Shawinigan a rencontré certaines surprises dans le cadre de la décontamination des terrains où le Groupe Château Bellevue construit actuellement son complexe de plus de 300 unités pour personnes âgées autonomes.

Shawinigan veut une aide accrue de Québec

SHAWINIGAN — Après avoir ralenti ses ardeurs en 2016, le conseil municipal de Shawinigan est maintenant prêt à poursuivre la décontamination et la réhabilitation de ses terrains. Les élus réclament toutefois l’aide du gouvernement du Québec.

En novembre 2016, un an après une annonce de l’ex-ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, à Shawinigan, la Ville décidait de faire un pas en arrière sur ses projets de décontamination, en raison des coûts plus importants que prévu. Le ministre s’était déplacé pour annoncer la réalisation de six dossiers, mais les élus avaient finalement décidé de réduire leurs ambitions à deux: celui de l’ex-garage municipal et l’ancien lieu d’élimination de neige sur Broadway.

Lors de la dernière séance régulière, le conseil municipal a adopté un plan global de réhabilitation des terrains contaminés. Mais il demande également au gouvernement du Québec «d’instaurer un fonds spécial dédié à la Ville de Shawinigan afin d’assurer sa mise en œuvre».

«Nous sommes prêts pour des subventions potentielles et nous demandons un fonds particulier pour nous permettre de cibler les terrains les plus porteurs pour du développement», explique le maire, Michel Angers. «Le programme ClimatSol existe, mais ça couvre plus souvent moins de 50 % des coûts. Si je pouvais avoir 75 % d’aide sur un fonds de dix millions $ et qu’on m’en donne au moins cinq millions, nous pourrions faire un bout de chemin. On ne se lancera pas dans une série de décontaminations sans savoir ce qu’on va faire avec ces terrains. Certains ont un potentiel fort intéressant et c’est ce qu’on veut regarder.»

L’annonce de M. Heurtel comprenait la réhabilitation des terrains de l’ancienne usine Shawbec, des anciennes usines DuPont et ICI Canada, de l’intersection de la 5e Avenue et de la 3e Rue et d’une dizaine d’autres superficies de moindre envergure dans divers secteurs.

Dans le répertoire des terrains contaminés du MDDELCC, Shawinigan compte 72 inscriptions. La réhabilitation de 28 d’entre eux n’est toujours pas terminée.

«Nous en avons encore pour plus de 50 millions $», croit le maire.

En septembre, le comité exécutif de la Ville a accordé un contrat à la firme WSP Canada, au montant de 67 716 $, pour la fourniture des services professionnels pour une analyse des risques toxicologiques et écotoxicologiques sur les sites du futur Château Bellevue et de l’ancien garage municipal de Grand-Mère.

Rappelons que lors de la dernière campagne électorale provinciale, la nouvelle députée de Laviolette - Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, s’était engagée à faire du traitement des terrains contaminés une priorité. Son chef, François Legault, avait même annoncé la création d’un fonds spécial de dix millions de dollars pour la décontamination de terrains à Shawinigan et à Trois-Rivières si la Coalition avenir Québec formait le gouvernement.