Une fois de plus, la Fondation du Séminaire Sainte-Marie de Shawinigan pourra compter sur une aide financière de cinq ans de la Ville totalisant 50 000 $.

Shawinigan donne à nouveau 50 000 $ au SSM

Shawinigan — Autre temps, autres moeurs. Près de dix ans après avoir accordé une aide financière de 50 000 $ à la Fondation du Séminaire Sainte-Marie sur division, le conseil municipal de Shawinigan a récidivé, mardi soir en assemblée publique. Cette fois, la demande est passée comme une lettre à la poste.

En octobre 2008, le cri du coeur de cette fondation avait littéralement divisé le conseil municipal. La seule institution secondaire privée de Shawinigan avait réclamé un montant de 125 000 $. Les élus avaient d’abord consenti un montant de 100 000 $, mais devant le tollé appréhendé, ils avaient décidé de verser 50 000 $, soit 10 000 $ sur une période de cinq ans.

Ce compromis n’était même pas parvenu à rallier tous les conseillers. France Beaulieu, Sylvain Trudel, Alain Beauparlant et Denis Lampron s’étaient prononcés contre cette résolution. Cette dernière avait été adoptée de justesse grâce à l’appui de Josette Allard-Gignac, Robert Dupont, Steve Martin, Gilles Marchand et Alain Lord.

À ce moment, les opposants s’indignaient notamment que la Ville aide financièrement une école privée, fréquentée majoritairement par les mieux nantis de la communauté. Ils se demandaient également ce que le conseil municipal, déjà inondé de demandes d’organismes de toutes sortes, venait faire en éducation.

La majorité s’était toutefois imposée, principalement en raison de ce que représente le Séminaire Sainte-Marie à Shawinigan. Surtout qu’à ce moment, l’Institut secondaire Montfort, également une école privée, venait de fermer ses portes.

La Fondation du Séminaire Sainte-Marie n’était pas revenue à la charge depuis la fin de cette entente, en 2013. Elle rapplique toutefois en 2018 et cette fois, l’enjeu n’a suscité aucun débat autour de la table du conseil municipal. La résolution a été adoptée à l’unanimité et il semble que les discussions ne se soient pas éternisées.

«Ça n’a duré que quelques minutes», raconte le maire, Michel Angers. «On donne déjà une aide financière à la Fondation du Collège Shawinigan, à la fondation de l’hôpital, à la chambre de commerce... C’est notre seule école privée. Le Séminaire Sainte-Marie travaille très fort pour sa survie et assurer sa pérennité. Une campagne de financement arrive, on nous a fait une demande et nous l’avons tout simplement acceptée à la même hauteur que ce qui avait été accepté (en 2008).»

M. Angers ne s’émeut guère des champs de compétence dans ce cas précis. Il pense d’abord aux besoins de sa communauté.

«Regardez l’ensemble des subventions», suggère-t-il. «Le Collège de Shawinigan, c’est l’éducation. L’hôpital régional, c’est la santé. Nous devons intervenir régulièrement dans les compétences de ministères, quand on donne une subvention de 50 000 $ à la Tablée populaire, quand on intervient auprès du TRÀSH (Travail de rue à Shawinigan). On considère que quand ça peut être bon pour des citoyens — dans ce cas-ci, ça peut être bon pour une rétention d’étudiants — c’est tout à fait normal qu’une Ville puisse garder chez elle les parents et les étudiants.»

En 2008, des conseillers se demandaient comment réagiraient des fondations d’écoles publiques à la suite de cette décision. Le cas échéant, le maire assure que toute demande d’aide sera évaluée.

M. Angers ne veut pas trop s’avancer sur les défis financiers de l’institution, qui accueillait environ 180 étudiants en 2017-2018.

«Chose certaine, la volonté de la Ville est extrêmement claire: on veut garder le Séminaire Sainte-Marie ouvert au cours des prochaines années», termine-t-il.

Minute de recueillement pour la communauté de Humboldt
Les élus de Shawinigan se sont imposé une minute de recueillement, au début de l’assemblée publique mardi soir, en signe de solidarité envers la communauté de Humboldt en Saskatchewan.

Le maire, Michel Angers, peut très bien comprendre la tristesse qui enveloppe ce village, à la suite du tragique accident d’autobus qui a fauché une équipe de hockey junior, vendredi dernier.

«C’est une situation dramatique», commente-t-il. «Ça frappe l’imaginaire, particulièrement quand on parle de jeunes de 17 à 20 ans d’une équipe de hockey. J’ai joué au hockey, je suis allé en autobus un peu partout à travers la province pour jouer. Ça nous rappelle que des familles subissent un deuil important. J’ai l’impression que toute la communauté a souffert de ce drame épouvantable.»

«En même temps, ce sont des situations qui peuvent arriver», ajoute M. Angers, également touché en tant que papa. «On ne peut pas retenir nos jeunes chez nous, on ne peut pas les empêcher de jouer au hockey, d’évoluer dans des équipes juniors. Ce sont des drames qui arrivent; le moin