Les travaux de stabilisation du talus près du ruisseau Bellevue-Lavergne ont finalement coûté moins cher que prévu.

Shawinigan doit rembourser le ministère de la Sécurité publique

SHAWINIGAN — Dans un geste plutôt inhabituel, la Ville de Shawinigan s’apprête à rembourser 525 321 $ au ministère de la Sécurité publique parce que les travaux de stabilisation du talus du ruisseau Bellevue-Lavergne n’ont finalement pas coûté aussi cher que prévu.

Le conseiller du district des Hêtres, Jean-Yves Tremblay, a déposé un avis de motion en ce sens lors de la dernière assemblée publique du conseil municipal.

En avril 2008, un glissement de terrain avait emporté une partie de la coulée et une section du trottoir de la rue Beaudry-Leman.

La Ville de Shawinigan avait d’abord adopté un budget de 3,6 millions $ pour stabiliser le talus le long du ruisseau Bellevue-Lavergne, en 2009 et 2010.

Puis, en octobre 2011, le gouvernement du Québec avait décidé de construire un contrepoids en enrochement sur une distance de 220 mètres dans le secteur Boisvert et sur 1850 mètres dans le secteur Amont. Ces quartiers n’avaient pas été aussi durement touchés par le glissement de terrain, mais des analyses avaient démontré que le risque était suffisamment important pour agir en prévention. Un budget de quatre millions de dollars avait ainsi été adopté pour cette deuxième phase.

Or, au bout du compte, la valeur de ces travaux avait été surestimée. La facture totale s’est élevée à 5,127 millions $, plutôt que les 7,6 millions $ prévus. Par contre, le gouvernement du Québec avait attribué des subventions totalisant 4,254 millions $.

Le ministère de la Sécurité publique a donc calculé l’aide financière à partir des coûts réels. La Ville de Shawinigan aurait dû recevoir 3,729 millions $ pour ces travaux. En conséquence, elle doit ainsi rembourser 525 321 $ au ministère.

«Nous allons retourner la partie que nous n’avions pas dépensée», explique le maire, Michel Angers. «C’est le seul (ministère à Québec) qui nous envoie un chèque. Dans les autres cas, ils contribuent en payant capital et intérêt à chaque mois.»