Michel Angers

Shawinigan a envisagé un recours contre RIMA

Frustrée d'avoir été abandonnée comme une vieille chaussette après avoir été si près d'une annonce officielle d'implantation, la Ville de Shawinigan a étudié la possibilité d'intenter un recours pour obtenir un dédommagement du Groupe Rima en 2013.
En assemblée publique mardi soir, le maire, Michel Angers, est revenu sur ce dossier à la période de questions. En parlant d'un «bris de contrat», il explique que la Ville a analysé les recours possibles pour obtenir une compensation monétaire. Mais la lourdeur des procédures a finalement convaincu l'administration municipale de tourner la page.
«Nous avions une entente signée avec eux, avec d'autres partenaires comme Hydro-Québec», explique M. Angers. «Quand ils ont décidé qu'ils ne venaient plus, je me disais que ça n'avait pas de bon sens. Tout avait été fait en fonction de ce projet. Ils ne pouvaient pas s'en sauver comme ça!»
Mais poursuivre une multinationale au Brésil aurait exigé beaucoup de patience et d'argent.
«Nous avons vérifié», confie le maire. «Mais poursuivre des Brésiliens... Ils ont des règles et nous avons les nôtres. Comment aurait-on pu avoir un dédommagement quelconque?»
Après quelques jours, la Ville a décidé de ne pas emprunter cette avenue risquée pour concentrer ses énergies sur l'espagnole FerroAtlántica, avec un résultat tout aussi décevant.
Le maire garde visiblement un goût amer du retournement de situation de la multinationale brésilienne.
«Nous avions pris tout un processus d'acquisition de terrains», rappelle-t-il. «Est-ce que j'aurais pris une décision différente? Possiblement. Mais nous avions agi sur la base d'un certain nombre de garanties. Nous n'étions pas embarqués là-dedans avec des peut-être. L'entente était signée, nous étions très avancés dans les discussions.»