Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Services supralocaux: Shawinigan en réflexion

Les municipalités voisines de Shawinigan avaient jusqu'au 27 novembre pour manifester leur intérêt à participer à un partenariat pour aider la Ville à supporter ses services supralocaux et devant la tiédeur de leurs réponses, le maire, Michel Angers, analyse ses options.
Les municipalités voisines de Shawinigan avaient jusqu'au 27 novembre pour manifester leur intérêt à participer à un partenariat pour aider la Ville à supporter ses services supralocaux et devant la tiédeur de leurs réponses, le maire, Michel Angers, analyse ses options.
Cette initiative a sérieusement remué les conseils municipaux de Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Boniface, Saint-Mathieu-du-Parc, Saint-Paulin, Saint-Tite, Hérouxville, Notre-Dame-du-Mont-Carmel et Grandes-Piles cet automne. Rappelons qu'à la suite d'une étude réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton, la Ville de Shawinigan estime à 476 000 $ l'écart entre la valeur des services supralocaux offerts aux citoyens de ces municipalités et leur contribution réelle, via les tarifications aux diverses activités.
Faute d'entente, M. Angers a toujours mentionné que les utilisateurs qui proviennent de l'extérieur de Shawinigan seraient invités à contribuer davantage, par exemple lors de l'inscription au hockey mineur ou dans les bibliothèques. Il ne s'agit toutefois pas du scénario privilégié. Le maire rappelle que l'étude de RCGT représentait une base de discussion et qu'il préférerait s'entendre avec ses collègues des municipalités avoisinantes plutôt que d'imposer des tarifs plus élevés aux visiteurs.
Par contre, les maires n'ont pas démontré beaucoup d'ouverture jusqu'ici, surtout en raison de l'ampleur des montants suggérés. Pour Notre-Dame-du-Mont-Carmel seulement, Shawinigan se croit justifiée de réclamer une somme récurrente de près de 242 000 $. De plus, les municipalités ciblées déplorent le peu d'espace réservé dans cette étude à la participation de leurs citoyens à la vie économique de Shawinigan.
Interrogé à savoir comment il sortirait de ce cul-de-sac, M. Angers a simplement mentionné que la réflexion du conseil municipal se poursuivait. Il devrait, au plus tard, dévoiler ses intentions lors de la présentation du budget, le 14 décembre.