Le maire de Shawinigan Michel Angers ne manque pas de dossiers actifs sur lesquels sensibiliser le chef de gouvernement lors de la rencontre de vendredi.

Pacte fiscal: un double défi à un bien mauvais moment pour Shawinigan

Les baisses de revenus provenant de la taxe de vente du Québec, des compensations tenant lieu de taxes et de la péréquation entraîneront une perte de 1,2 million $ à Shawinigan en vertu du nouveau pacte fiscal. Comme si ce n'était pas suffisant, le maire doit aussi trouver les fonds pour garder intacte son équipe du Centre local de développement. Un double défi qui arrive à un bien mauvais moment.
Même s'il défend le rôle joué par l'Union des municipalités du Québec dans ces négociations, Michel Angers n'en encaisse pas moins le coup. En pleine préparation du budget 2015, il se serait évidemment passé de ces coupes, qui s'intégreront dans un contexte de forte dévaluation industrielle de l'aluminerie de Rio Tinto Alcan et de la papeterie Laurentide.
Sur ce point, M. Angers reconnaît que la dégringolade de la valeur de ces usines ne sera peut-être pas entièrement enregistrée en 2015, mais la Ville la provisionnera. Rappelons qu'en 2014, le compte de taxes de l'usine Laurentide s'élevait à 1,3 million de dollars et celui de l'aluminerie, à un peu plus de 506 000 $.
Impossible, pour le moment, de connaître l'impact de cette conjoncture sur le compte de taxes des Shawiniganais. Le maire entrouvre davantage la porte sur des impacts dans divers organismes à travers la ville.
«La dernière chose que je veux, c'est de porter l'odieux de taxer les citoyens alors que c'est le gouvernement du Québec qui nous met cette pression», dénonce-t-il.
Développement économique
Dans le contexte de reconversion économique que vit Shawinigan, les coupes de budget au CLD ne pouvaient plus mal tomber. Le Bureau des investisseurs revivra-t-il à l'hôtel de ville? Pour le moment, le maire avance dans le brouillard.
«La Ville ne se départira pas de son bras économique», tranche-t-il. «Mais quelle sera son ampleur, cette question reste en suspens.»
Ironiquement, le CLD annonçait, mardi, la nomination de Denis Morin comme directeur de l'entrepreneuriat. Le lendemain, Québec répliquait avec l'abolition des CLD!
Comme M. Morin continuera à être payé par la Commission scolaire de l'Énergie, ces coupes ne changent rien aux plans initiaux. M. Morin poursuivra la coordination de la Communauté entrepreneuriale, gérera le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins de Shawinigan et assurera le service aux entrepreneurs en démarrage, le suivi et le mentorat.