Le Groupe Château Bellevue devrait enfin procéder à la démolition de la bande commerciale de l’avenue des Cèdres au cours des prochains jours.

«On est dans les délais»

SHAWINIGAN — Les travaux de décontamination plus importants que prévu sur le site du projet du Groupe Château Bellevue, à Shawinigan, ne devraient pas trop faire bouger la date de la fin de la construction de cet immeuble de plus de 300 appartements sur dix étages. Pour le moment, la démolition de la bande commerciale a subi un contretemps, mais elle devrait finalement s’amorcer ces jours-ci.

Pendant que la Ville de Shawinigan se voit dans l’obligation d’approuver des sommes supplémentaires totalisant tout près de 750 000 $ pour la réhabilitation d’un terrain qu’elle doit vendre au Groupe Château Bellevue dans le cadre de ce projet, la direction ne s’impatiente pas trop à la suite de cet imprévu. La bande commerciale où était notamment situé le bureau régional des courtiers immobiliers Re/Max devait être démolie en tout début d’année, mais les circonstances ont repoussé ces travaux de quelques semaines.

«On n’a aucun problème avec ça; on est dans les délais», assure Grégoire Turcotte, président de la division Développement des affaires pour le Groupe Château Bellevue. «Nous voulions être certains que la contamination n’allait pas jusque sous le bâtiment (l’actuelle bande commerciale). On ne voulait prendre aucune chance avec ça. Dans notre calendrier, au cours des prochains jours, des clôtures seront posées et la démolition va commencer.»

«L’impact aurait été majeur si ça avait pris deux mois pour décontaminer», ajoute M. Turcotte. «La Ville a très bien réagi. Elle s’est retournée rapidement, elle a mis les efforts nécessaires pour éliminer la contamination. Bien sûr, il y a quelques semaines de délais, mais sur 20 mois, c’est un détail.»

Rappelons qu’au cours des dernières semaines, le conseil municipal de Shawinigan a dû adopter deux résolutions pour accorder des montants supplémentaires à Entreprises G.N.P. pour qu’elle puisse procéder à la réhabilitation du terrain. Visiblement, son degré de contamination avait été sous-estimé par Norda Stelo et Pluritec.

La première résolution avait été adoptée le 19 mars, pour un montant de près de 340 000 $. À partir de là, des clients potentiels un peu inquiets ont commencé à poser des questions, reconnaît Claude Grondin, vice-président aux ventes et marketing du Groupe Château Bellevue.

«On a eu beaucoup de questionnement en raison de la décontamination», concède-t-il. «Après la première résolution du conseil, ça avait suscité beaucoup d’intérêt. Les gens se demandaient si ça mettait le projet en danger, si on respecterait les dates. Pour nous, c’était mineur, même si nous étions évidemment déçus que le terrain soit autant contaminé.»

Néanmoins, M. Grondin s’attend à ce que la barre des 100 unités réservées soit franchie cette semaine. Avant même la première pelletée de terre, le tiers du complexe a déjà trouvé preneur, dépôt à l’appui. Normalement, cette résidence pour personnes âgées devrait ouvrir ses portes le 1er octobre 2019.

Même si les frais de réhabilitation ont doublé par rapport au contrat initial consenti à Entreprises G.N.P. en janvier, M. Turcotte ne s’attend pas à une révision du prix d’achat déjà convenu. Ce que confirme François St-Onge, directeur des communications à la Ville.

«Nous assumons la décontamination. C’est ce qui était prévu», reconnaît-il. Samedi, la Ville avait publié un communiqué pour assurer que le calendrier de construction du Château Bellevue serait respecté.