Luc Désaulniers (directeur général du Parc de l’Île-Melville), Claude Grenier (conseiller du district des Montagnes), Guy Arseneault (conseiller du district Val-Mauricie), Josette Allard-Gignac (conseillère du district Almaville), Michel Angers (maire de Shawinigan) et Gilles Lamarche (président du Parc de l’Île-Melville).
Luc Désaulniers (directeur général du Parc de l’Île-Melville), Claude Grenier (conseiller du district des Montagnes), Guy Arseneault (conseiller du district Val-Mauricie), Josette Allard-Gignac (conseillère du district Almaville), Michel Angers (maire de Shawinigan) et Gilles Lamarche (président du Parc de l’Île-Melville).

Nouveau départ pour la Station plein air Val-Mauricie

Shawinigan — On ne saura jamais ce que le conseil municipal de Shawinigan aurait décidé s’il avait fallu procéder à d’importants travaux de rénovation à la Station plein air Val-Mauricie. Le 11 mai 2018, un violent incendie détruisait complètement le vétuste immeuble, donnant ainsi une nouvelle orientation à cette réflexion qui s’est conclue avec l’inauguration d’un nouveau chalet, mercredi matin.

La conseillère du district Almaville, Josette Allard-Gignac et son voisin du district Val-Mauricie, Guy Arseneault, semblaient particulièrement soulagés de participer à cet événement. Au fil des années, l’avenir de ce centre de glisse a évolué en montagnes russes. 

La salle principale du nouveau chalet est équipée d’une abondante fenestration.

La Ville de Shawinigan aurait très bien pu profiter de cet incendie pour tourner la page, mais les deux conseillers ont convaincu leurs collègues de profiter de l’indemnisation de 1 080 645 $ fournie par l’assureur pour construire un nouveau pavillon. L’investissement total s’établit finalement à 1,23 million $, la différence ayant été pigée dans le fonds de roulement de la Ville.

«Le chalet de services était désuet», reconnaît le maire, Michel Angers. «Il y avait beaucoup d’air qui entrait à l’intérieur, ce qui entraînait des coûts de chauffage extrêmement importants, avec un confort relatif sur deux étages. Nous avons fait une évaluation des besoins en hiver et en été. La construction est tout à fait conforme à ce que les citoyens souhaitaient avoir.»

Entre le sinistre et le début des travaux en juin, il s’est écoulé une année complète durant laquelle les élus ont évalué tous les scénarios.

«Au moment de l’incendie, le programme triennal d’immobilisations pour 2018 était déjà établi et il était serré», explique M. Angers. «À l’automne, nous avions beaucoup de projets sur la table pour 2019, dont la marina. Ce chalet de services n’était pas prévu. Nous étions en attente du montant de l’assureur. Quand nous l’avons reçu, il était légèrement en deçà de ce qu’on pouvait imaginer, alors nous avions une décision à prendre.»

«L’ampleur du projet a fait l’objet du débat», ajoute le maire. «Nous avons fait ce qu’il fallait, de sorte qu’aujourd’hui, le chalet répond aux besoins. La Ville a pu injecter 150 000 $ (pour compléter le montage financier). Ce n’est pas une somme astronomique et ça nous permettait d’aller jusqu’où nous voulions aller.»

La Sûreté du Québec précise que l’enquête sur cet incendie demeure ouverte. Un témoin avait été rencontré en juin 2018, mais aucune accusation n’avait été portée. Les forces de l’ordre qualifient toujours cet événement de «suspect».

Il a fallu environ six mois pour construire un nouveau chalet à  la Station plein air Val-Mauricie. L’immeuble précédent avait été détruit par un incendie, le 11 mai 2018.

Controverse

Josette Allard-Gignac rappelle qu’au début de sa carrière politique, à la fin des années 1990, le conseil municipal de Shawinigan-Sud s’était penché sur l’avenir de cette station. En 2006, la Ville confiait la gestion du centre de ski au Parc de l’Île-Melville. En 2009, l’ex-directrice Marie-Louise Tardif était ciblée par un groupe de parents. Ces derniers observaient un laisser-aller au centre de ski, qu’ils associaient à une volonté sournoise de fermer la station.

L’incendie aurait pu sceller définitivement le dossier, mais Mme Allard-Gignac s’est plutôt assurée de la poursuite des activités. Avant de devenir députée, Mme Tardif s’était aussi déplacée au conseil municipal de Shawinigan, en juin 2018, pour offrir une participation financière du Parc de l’Île-Melville pour la construction d’un nouveau chalet. 

La Ville de Shawinigan n’avait pas invité la représentante caquiste mercredi matin, puisque Québec ne contribue pas financièrement à ce projet.

«Pour les citoyens du secteur, la station de ski est vraiment importante», témoigne Mme Allard-Gignac. 

«En fait, elle est utilisée par les citoyens de l’ensemble de la ville. C’est abordable pour une petite famille. Pour initier des enfants, c’est l’endroit idéal. En plus, l’été, la piscine est très utilisée pour les camps de jour.»

Le conseil municipal estime que cet investissement s’inscrit parfaitement dans sa volonté de faire bouger sa population. Le maire fait remarquer qu’un peu comme dans le cas de l’aréna Émile-Bédard du secteur Saint-Georges, les élus ont pris le pari de répartir équitablement sur le territoire les infrastructures susceptibles de plaire aux jeunes familles.

«C’est correct de se poser des questions», convient la conseillère du district Almaville. «J’étais contente que le conseil donne son accord. Mes collègues sont très pro-famille!»

Le directeur général du Parc de l’Île-Melville, Luc Désaulniers, croit que les utilisateurs profiteront pleinement de ce nouveau chalet d’une capacité d’accueil de 120 personnes, après un hiver passé dans des roulottes. 

La Station plein air Val-Mauricie offrira à nouveau des cours de ski alpin, en plus de compter sur le centre de glisse sur tubes, le ski de fond, la raquette et le fatbike, une nouveauté en 2020. Un parc à neige pour les débutants sera aussi aménagé. Trois activités d’initiation sont prévues cet hiver. 

M. Désaulniers a été consulté tout au long du processus de construction, afin que ce nouveau chalet réponde aux attentes de la population. Les premiers mois de la saison ont déjà été massivement réservés par des écoles de la Mauricie et du Centre-du-Québec, comme à chaque année.

«Après les Fêtes, en semaine, il me reste trois jours disponibles!», fait remarquer M. Désaulniers. «Nous sommes déjà très sollicités. Il ne manque que la neige!»