Le maire de Shawinigan, Michel Angers, revient d’une mission culturelle en Chine qui débouchera peut-être sur des opportunités insoupçonnées.

Mission en Chine: Angers émerveillé par le potentiel

SHAWINIGAN — Une délégation de Shawinigan revient tout juste d’une intense mission d’une semaine en Chine, au cours de laquelle le maire, Michel Angers, croit avoir trouvé un partenaire prometteur pour participer au développement économique de sa ville. Pour le moment, un jumelage est établi avec Qingyang pour favoriser des échanges dans les domaines culturel, touristique, scientifique, agricole et économique.

Au départ, ce voyage servait de prétexte à une collaboration pour la production du nouveau spectacle Le Phénix, une comédie musicale dans l’univers d’Amos Daragon, au Centre des arts. Des interprètes de la région de Qingyang devraient bientôt être confirmés parmi les acteurs. D’un autre côté, des artistes de la Mauricie pourraient se présenter dans divers festivals et événements en Chine au cours de la prochaine année.

Le maire de Shawinigan raconte toutefois que les retombées de cette mission déborderont largement le cadre culturel.

«Le protocole est très important là-bas; ça prenait le maire», rappelle-t-il. «J’ai réussi à trouver une semaine pour y aller. Nous avons eu tout un accueil, on nous a suivis partout, j’ai rencontré des entrepreneurs. Nous avons travaillé le tourisme et le développement économique. Nous y allions en nous disant que nous serions à la recherche d’opportunités, mais eux en voyaient davantage!»

Qingyang est située au nord de la Chine, une région qui reste à découvrir pour son potentiel de développement, selon M. Angers.

«C’est un marché totalement inexploité», soutient-il. «Les gens vont vers Hong Kong, Pékin et Shanghai. Quand nous sommes arrivés à Qingyang, nous avons compris que nous représentions une opportunité pour eux en Amérique du Nord, le Canada, le Québec. Ils ont de l’argent, c’est hallucinant! C’est une ville qui exploite du pétrole. Ils ont dit que nous étions leur porte d’entrée. Nous avons été reçus comme des rois.»

Dans l’esprit du maire, cette première entente de collaboration s’annonce prometteuse. M. Angers s’attend à devoir retourner à Qingyang en novembre.

«Ils font une liste d’opportunités et nous ferons la même chose», explique-t-il. «Nous allons partager nos listes à partir de là, nous ciblerons des créneaux particuliers. Ce qui m’intéresse, c’est d’avoir des entrepreneurs qui ne demandent qu’à investir. Ces gens-là peuvent amener de l’argent neuf à Shawinigan.»

«C’est un voyage culturel qui a débouché vers des opportunités insoupçonnées», insiste le maire. «Pour être honnête, je suis parti à reculons. Ça me tentait plus ou moins. J’ai plein de travail, les assises de l’UMQ qui s’en viennent... Finalement, c’est l’un des voyages les plus productifs que j’ai faits.»

M. Angers ne veut pas encore s’avancer trop loin sur les projets concrets qui pourraient germer de ces premiers échanges. Par contre, il rappelle qu’une certaine mission, en 2013, contribue actuellement à changer le visage de Shawinigan.

«Quand je suis allé au Japon, ça a donné le DigiHub», fait-il remarquer. «En revenant, c’était clair, je voyais la station du numérique. Nous avons présentement des ententes de collaboration avec la France. Ça va bien, mais là, avoir une porte d’entrée en Chine que personne n’a exploitée jusqu’ici... Il y a des opportunités comme j’en ai rarement vues.»

Outre M. Angers, la délégation shawiniganaise était composée de Josette Allard-Gignac, conseillère du district Almaville et présidente de Culture Shawinigan, Valérie Lalbin, directrice générale de l’Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan, Bryan Perreault, directeur général et artistique de Culture Shawinigan et Jiaqi Wu, traductrice. La mission s’est déroulée du 22 au 29 avril.