L’église Saint-Paul retrouvera bientôt toute sa splendeur, puisque les travaux de rénovation à la suite de l’important dégât d’eau de décembre 2016 sont maintenant terminés.

Les travaux sont terminés à l'église Saint-Paul

Shawinigan — Pendant que l’église Saint-Pierre joue son avenir cette semaine, celle de Saint-Paul, au cœur du secteur Grand-Mère, s’apprête à accueillir à nouveau les fidèles dans son enceinte au cours des prochaines semaines. Les délicats travaux de réfection sont terminés et il ne reste plus qu’à réaliser un grand ménage et à remettre les bancs en place pour tourner la page sur une quinzaine de mois inoubliables.

Difficile d’encercler une date définitive sur le calendrier pour le moment, mais Michel Venne, bénévole pour la communauté Saint-Paul, croit réaliste d’assister à une première messe quelque part en mars. L’objectif du conseil des marguilliers de rouvrir les portes à temps pour Pâques devrait donc être rencontré.

Rappelons que depuis décembre 2016, les fidèles doivent se rassembler au sous-sol de l’église pour les célébrations, à la suite d’un important dégât d’eau provoqué par la rupture d’un tuyau relié aux gicleurs. Des colonnes, des planchers, des dorures et des fresques avaient été sérieusement abîmés.

«Il reste du nettoyage à faire», commente M. Venne, associé au projet de réfection depuis le début. «Les travaux sont terminés depuis environ une semaine. Les œuvres ont été réinstallées et honnêtement, plus rien n’y paraît. Tous les corps de métier ont vraiment fait un beau travail.»

Le responsable semble particulièrement fier de constater que les échéanciers ont pu être devancés. Néanmoins, l’incertitude demeure sur d’autres éléments qui ont sans doute souffert de l’inactivité des derniers mois, puisque les événements spéciaux tels que les mariages ou les baptêmes pouvaient difficilement être organisés à l’église Saint-Paul depuis le fameux dégât.

«Les cloches devraient repartir le 12 mars», précise M. Venne. «Il faut graisser le mécanisme, vérifier les moteurs, programmer le système. Ça n’a pas fonctionné depuis très longtemps.»

«Pour l’orgue, on va attendre un peu. C’est un Casavant, on ne jouera pas avec ça! Il va falloir qu’un spécialiste vienne voir. On va prendre le temps de se placer, surtout que la nouvelle paroisse, celle de Sainte-Marie-de-l’Incarnation, entre en fonction.»

Utilité
Le sinistre à l’église Saint-Paul n’a pas provoqué de remise en question comme celle que vit présentement la communauté pour l’avenir de l’église Saint-Pierre, où des travaux d’au moins deux millions de dollars deviendront nécessaires pour conserver cet immeuble à forte valeur patrimoniale. Par contre, l’utilisation de ce temple indique qu’une nouvelle vie demeure possible au-delà des offices religieux.

En effet, le sous-sol accueille la Tablée des nôtres, qui offre des repas le midi pour les plus démunis. Ces derniers peuvent aussi se procurer des vêtements à l’ouvroir. Sans oublier la mobilisation qui s’organise à la période des Fêtes, lorsque des dizaines de bénévoles s’unissent pour la confection des pâtés de Noël. La fabrique, la Tablée des nôtres et les Petits déjeuners se partagent les profits de ces ventes. Le sous-sol est aussi loué à divers organismes tout au long de l’année.

«Ça circule pas mal!», résume M. Venne.

À l’église Saint-Pierre, le coordonnateur de la paroisse Sainte-Marguerite-D’Youville, Denis Jean, précise qu’un ouvroir est aussi offert aux démunis. Des locations de salle surviennent aussi à l’occasion, mais elles pourraient facilement être déplacées, fait-il remarquer.