Heidi Levasseur et Tammara Thibeault reçoivent l’appui du Trou du diable pour les aider à réaliser leur rêve. Derrière elles: Franck Chaumanet (cofondateur de la microbrasserie), Vinicio Ruiz (brasseur en chef) et Isaac Tremblay (cofondateur et chargé de projets).

Le Trou du diable soutient d’ambitieuses athlètes

Shawinigan — Deux athlètes aux objectifs ambitieux reçoivent un coup de pouce de la microbrasserie Le Trou du diable pour leur permettre d’atteindre leur rêve, en créant un brassin spécial, sous l’étiquette «Surf & Turf». L’objectif consiste à amasser 20 000 $ grâce à la vente de ces produits pour permettre à Heidi Levasseur de devenir la première femme à traverser l’Atlantique à la nage et à la boxeuse Tammara Thibeault de vivre son rêve olympique l’an prochain, à Tokyo.

Cette collaboration a été annoncée lors d’une conférence d’information vendredi après-midi, au salon Wabasso. Les deux athlètes paraissaient touchées par cet appui. Précisons que pour chaque bouteille de 750 millilitres vendue, 2,50 $ iront à leur cause. L’objectif consiste donc à vendre 8000 bouteilles de Surf & Turf.

«Le support et l’appui de la communauté ont vraiment un gros impact», assure la boxeuse. «Je suis extrêmement fière et privilégiée d’avoir Le Trou du diable dans mon coin!»

«Ça me touche énormément», déclare Heidi Levasseur. «Ça fait quelques années que je pensais avoir une bière pour le projet Atlantica. J’ai rencontré Franck (Chaumanet) l’an dernier, à la piscine et on s’est mis à discuter. L’idée d’une bière est arrivée sur le sujet et aujourd’hui, ça se réalise. C’est vraiment quelque chose qui m’emballe.»

Le parcours de Tammara Thibeault dans l’arène connaît une croissance fulgurante depuis la conquête de son championnat canadien, à l’âge de 15 ans. Elle a récemment participé aux Jeux du Commonwealth, à deux championnats continentaux, aux Jeux panaméricains. Elle vient même de remporter une médaille de bronze au championnat du monde, en Russie.

«Les Jeux olympiques approchent et pour moi, ça fait longtemps que je me mets à ce rêve», raconte-t-elle. «Depuis que la boxe féminine a été introduite aux Jeux olympiques (en 2012), c’est devenu une passion. Toute ma vie tourne autour de ça.»

Avant d’y arriver, elle doit toutefois passer par deux épreuves de qualification, en Argentine et en France. «Ce n’est pas encore fait», prévient-elle. «Il me reste beaucoup de travail à faire avec mon équipe.»

Depuis cinq ans, Heidi Levasseur tente de trouver des appuis pour traverser l’Atlantique de Dakar, au Sénégal jusqu’à Recife, au Brésil. Un intimidant corridor de 3000 kilomètres qu’elle souhaite utiliser pour promouvoir la protection de l’eau, des océans et des écosystèmes marins.

Cette année, elle croyait pouvoir se lancer dans cette aventure en décembre, mais elle doit à nouveau réviser ses plans.

«Pour qu’une bière soit savoureuse et bien brassée, il faut prendre le temps de laisser mijoter, de raffiner les choses», image-t-elle. «C’est pourquoi j’annonce que mon projet prendra un peu plus de temps. Le départ est prévu en décembre 2020, ce qui me donne un an de plus pour ficeler le tout.»

D’un rêve à l’autre

Pour les cofondateurs du Trou du diable, cette implication ne représente qu’un juste retour du pendule. Les jeunes entrepreneurs se souviennent d’avoir requis l’aide de la communauté pour réaliser leur rêve de se lancer en affaires, en 2005.

M. Chaumanet s’est trempé dans l’univers de la natation en 2016, en traversant 22 lacs en 22 jours à Saint-Mathieu-du-Parc. Il n’a pas perdu ses habitudes d’entraînement depuis ce temps. Même chose pour Isaac Tremblay, pour qui la boxe représente un excellent exutoire au travail de bureau.

Dans ce contexte, les deux hommes d’affaires comprennent très bien tous les sacrifices requis pour atteindre le plus haut niveau. Voilà pourquoi ils ont décidé de s’associer à ces deux femmes.

«Elles sont de la région et elles caressent chacune un projet d’importance mondiale», fait remarquer M. Chaumanet.

«Ça fait partie de notre mandat de nous impliquer socialement et de faire rayonner des athlètes de la région», ajoute M. Tremblay.

La Surf & Turf est décrite comme une bière orangée à l’effervescence vive, au corps mince et à la mousse éphémère, alcoolisée à 6,6 %.

«Nous avons pris environ 5 % d’une bière de style rouge des Flandres et nous l’avons utilisée pour inoculer une bière de saison, que nous avons fait vieillir pendant plus d’un an», explique Vinicio Ruiz, brasseur en chef au Trou du diable. «Pour les arômes, nous jouons sur le côté fruité: pêches, abricots. Ça peut se déguster comme un vin mousseux.»