France Bouffard, directrice du TRÀSH est très heureuse de recevoir une aide de 44 918$, pour prévenir la criminalité auprès des jeunes. La somme a été remise par le député Pierre Giguère.

Le TRÀSH: au cœur de l’action

SHAWINIGAN — L’organisme TRÀSH reçoit une subvention de 44 918 $ du gouvernement du Québec dans le cadre du Programme de financement issu du partage des produits de criminalité. Une subvention qui aidera l’organisme à poursuivre son travail visant à prévenir la criminalité auprès des jeunes. L’organisme a développé depuis trois ans, une approche terrain pour rejoindre davantage de gens dans le besoin.

«Ce montant accordé est essentiel pour la continuité de nos services. C’est le salaire des travailleurs de rue. Nous pourrons donc compter sur un troisième travailleur de rue grâce à cette somme. Cette aide permettra à notre organisme de poursuivre sa mission visant à soutenir les gens en quête de sens et à risque de désaffiliation sociale. Récemment, nous avons observé une augmentation des besoins dans la région, et ce, dans le secteur de Grand-Mère. Pour réaliser notre travail au sein de cette réalité, les partenariats financiers sont indispensables», explique France Bouffard, directrice du TRÀSH.

«Il est plus difficile pour les travailleurs de rue de rejoindre les 12 à 25 ans. Ils ne se retrouvent plus dans les parcs et dans les rues. Ils sont davantage dans des appartements, nous avons donc moins accès à ces gens. Cette réalité fait en sorte qu’on doit obtenir la confiance des jeunes et des adultes pour avoir accès aux appartements. Un travail de longue haleine. Nous espérons donc recevoir encore du financement pour garder ce lien de confiance», renchérit Mme Bouffard.

«Nous créons une relation de confiance auprès des gens en situation d’exclusion sociale. Nous les aidons à prendre conscience de leurs besoins et de leurs potentiels. Nous suscitons beaucoup d’introspection chez les gens en difficulté. Ce sont souvent des personnes qui n’ont tout simplement pas de famille», affirme Simon Laflamme-Cormier, travailleur de rue pour TRÀSH.

«Pour nous, c’est un privilège de rentrer dans la vie des gens en difficultés. À plusieurs reprises, les gens qu’on aide nous témoignent de leur appréciation. Plusieurs nous disent qu’on a eu un impact majeur dans leur vie», renchérit Simon Laflamme-Cormier. Ils soulignent que cette subvention aura donc un impact positif sur les gens qui bénéficient de leurs services au quotidien.

L’organisme TRÀSH offre aussi un projet d’accueil. Deux après-midis par semaine, une travailleuse de milieu ainsi qu’un travailleur de rue accueillent les gens dans l’organisme pour faire de la prévention, de la sensibilisation et faire des activités ludiques. «Ce projet aide à briser l’isolement. Ils finissent par se créer un meilleur réseau de contacts», explique Mme Bouchard.

Rappelons que chaque année, dans le cadre du Programme de financement issu du partage des produits de criminalité, des organismes communautaires oeuvrant en prévention de la criminalité auprès des jeunes se partagent les sommes disponibles. Pour 2017-2019, ce sont près de 2M $ qui seront ainsi redistribués.