Le cas Belgo à l’ordre du jour

Shawinigan (GV) — Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne veut pas en dire trop pour le moment, mais il assure que son engagement à passer à l’action pour le nettoyage du site de l’ancienne papeterie Belgo en 2018 n’est pas classé dans la filière 13.

«On est en plein travail d’ordre juridique», déclare-t-il. «Nous avons des rencontres prévues, mais tous les acteurs ont convenu de ne pas faire de déclarations publiques. Vous pouvez dire que nous sommes en action présentement.»

Rappelons que le propriétaire du site, Recyclage Arctic Béluga, n’a pas respecté la transaction civile intervenue avec la Ville en 2014. L’entreprise s’engageait alors à compléter tous les travaux au plus tard le 31 décembre 2017, ce qui est loin d’être réalisé. Au cours des dernières années, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a fait parvenir une douzaine d’avis de non-conformité à Recyclage Arctic Béluga.

Cette entente prévoyait également que si l’entreprise ne respectait pas sa partie du contrat, la Ville pouvait exiger le montant équivalent à la valeur des travaux à compléter, sans excéder 700 000 $. M. Angers martèle que les citoyens de Shawinigan ne devraient pas payer pour ce gâchis à ciel ouvert.

À la fin novembre, le propriétaire de l’entreprise, Alain Gélinas, avait mentionné qu’il s’occupait de libérer les débris «à temps perdu». Il estimait qu’il lui restait trois mois de travail avant de conclure ce chantier controversé.

Il semble que le canal de communication entre l’entreprise et la Ville se trouve au point mort, puisque le maire précise que Recyclage Arctic Béluga ne fait pas partie des discussions en cours.