FerroAtlàntica: Michel Angers heureux de la solidarité régionale

Toujours extrêmement discret sur l'évolution du dossier FerroAtlántica, le maire de Shawinigan, Michel Angers, salue néanmoins le comportement de ses homologues de Trois-Rivières et Bécancour, de même que des présidents des chambres de commerce de ces territoires. Quant au maire de Saguenay, il comprend qu'il ne lâche pas le morceau aussi facilement dans les circonstances.
La semaine dernière, une mobilisation se préparait pour sensibiliser le gouvernement du Québec et la multinationale espagnole aux attraits du parc industriel et portuaire de Bécancour pour accueillir l'usine de silicium de 375 millions $ et les quelque 300 emplois qui en découleront. Les rumeurs persistantes voulant que ce projet aboutisse plutôt à Shawinigan, sur le site de l'ex-aluminerie de Rio Tinto Alcan, a convaincu les intervenants politiques et économiques de laisser tomber leur geste d'éclat.
«C'était une excellente décision», mentionne M. Angers. «Ça démontre une solidarité régionale. S'ils ont eu la confirmation que ça n'irait pas chez eux, c'est de bonne guerre de voir si d'autres joueurs ne pouvaient pas être sur la patinoire.»
À Saguenay toutefois, le maire Jean Tremblay n'a pas encore dit son dernier mot. Encore lundi, il mentionnait qu'il s'était entretenu avec le président de l'entreprise espagnole.
«Le maire de Saguenay a décidé de continuer à faire ses affaires», observe M. Angers.
«Il fera ce qu'il voudra. Il pense que ça peut risquer d'être intéressant, mais on verra pour la suite des choses.»