Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Encore quelques mois d’attente

SHAWINIGAN — La Ville de Shawinigan souhaite toujours s’entendre sur un nouveau modèle d’affaires avec la Société protectrice des animaux de la Mauricie, mais les deux parties n’ont pas réussi à trouver la formule magique avant la fin de leur première entente. Lors de la dernière séance publique régulière, les élus ont donc convenu d’ajouter quatre mois au contrat actuel, le temps de terminer les négociations.

En 2013, la Ville avait déroulé le tapis rouge à la SPA Mauricie pour qu’elle prenne en charge la protection et le contrôle animalier sur son territoire. Logé gracieusement par la Société de développement de Shawinigan, l’organisme était aussi déchargé du système de répartition des appels, assumé par Communications Le Rocher. La Ville assumait les principales dépenses d’entretien, de frais d’éclairage, d’électricité et de chauffage, en plus d’accorder un montant annuel de 375 000 $ pour la gestion du service. En 2015, le conseil municipal avait même dû allonger 29 000 $ de plus.

Bref, la Ville de Shawinigan ne s’attend pas à tant de générosité dans la prochaine entente. La première couvrait la période du 1er juillet 2013 au 31 mai 2018. Dès novembre dernier, la Ville a manifesté son intention de ne pas renouveler automatiquement ce contrat aux mêmes conditions. Étant donné que les termes de la nouvelle entente n’ont toujours pas été arrêtés, le conseil municipal a décidé de la prolonger.

«Il faut finir les discussions», commente le maire, Michel Angers. «Ce dont on n’est plus intéressés, c’est de garder le bâtiment. On veut le céder, de même que les opérations complètes, à la SPA et que ça nous coûte le moins cher possible. C’est là-dessus qu’on travaille. On regarde le modèle de Trois-Rivières, qui semble opérationnel. Nous, on veut payer pour les services qu’on utilise, mais on ne veut plus avoir d’infrastructures à supporter.»

Chiens
Par ailleurs, pendant que le conseil municipal de Louiseville réfléchit à la politique à adopter à l’égard des chiens dangereux à la suite de la violente attaque d’un rottweiler sur un chat au début du mois, Shawinigan s’appuie sur son règlement adopté en 2014 qui impose le port de la muselière aux chiens «susceptibles d’être dangereux».

Dans son chapitre sur la garde et le contrôle des animaux de son règlement général, la Ville impose au propriétaire de «garder son animal muselé et tenu en laisse d’au plus 1 mètre lorsqu’il se trouve dans une place ou un endroit public. Le gardien doit également garder son animal attaché sur sa propriété même si cette dernière est clôturée». Cette personne doit également détenir un permis spécial pour ce type de chien.

Le conseil municipal cible plus particulièrement les bulls-terriers, Staffordshires bulls-terriers, Americans bull-terriers et Americans Staffordshires terriers, ainsi que les chiens hybrides ou croisés avec ces races.

Cette règle est-elle bien suivie? Le maire s’en remet au responsable du contrôle animalier sur le territoire.

«Nous avons un règlement et c’est la SPA qui l’applique», fait-il remarquer. «Nous lui avons donné cette responsabilité. On la paye pour faire appliquer notre réglementation.»