Diane Borgia

Dossier TAG.Média: Borgia se tourne vers le MAMOT

Shawinigan — Même si la Sûreté du Québec n’a rien décelé de criminel à la suite de la plainte de vol de matériel de l’ancien site d’information Tag.Média déposée par Diane Borgia au début octobre, la porte-parole du regroupement Shawinigan citoyens avertis pousse le dossier au ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire. Elle estime toujours qu’il existe des éléments nébuleux, autant dans l’aval donné à ce projet que dans les modalités de liquidation des actifs.

Cette nouvelle plainte de Mme Borgia s’étend sur cinq pages et elle reprend essentiellement les mêmes arguments que ceux servis à la SQ. Cette fois, elle s’est adressée au Bureau du commissaire aux plaintes du MAMOT.

Son questionnement porte encore principalement sur la valeur des actifs mis en garantie pour honorer une partie du prêt de 35 000 $ consenti par l’ex-Centre local de développement de Shawinigan, via son Fonds local d’investissement. Par exemple, elle ne sait toujours pas qui a attribué une valeur de 12 000 $ aux équipements informatiques et au matériel de bureau ni où les articles qui n’ont pas déjà été vendus sont entreposés. 

Sur ce point précis, la SQ estimait que rien d’illégal n’avait été commis, mais Mme Borgia n’est pas encore rassurée.

«J’aimerais voir le matériel», insiste-t-elle. «Il me semble que ce serait la moindre des choses, pour effacer tout soupçon, de m’inviter à voir les équipements.»

Questionnée à savoir si elle ne faisait pas preuve d’un entêtement injustifié à la suite des conclusions de la SQ, Mme Borgia répète qu’il serait si facile, pour la Ville, de fermer ce dossier.

«Ce n’est absolument pas de l’acharnement», assure-t-elle. «Ce serait plutôt au maire de nous démontrer que nous n’avons pas de raison de nous inquiéter. Ça s’appelle de la transparence!»

«Je ne suis pas satisfaite de la façon dont ce dossier a été géré», termine Mme Borgia. «Il reste beaucoup de questions en suspens.»