Chenils: Shawinigan ajuste sa réglementation

Le rapport du médiateur qui s'est penché sur l'exploitation d'un chenil dans le rang Saint-Mathieu, secteur Shawinigan-Sud, n'est pas resté sur les tablettes de l'hôtel de ville. Mardi soir, le conseil municipal a posé les premiers gestes qui mèneront à une clarification de la réglementation.
À bout de ressources l'an dernier, la famille Gauthier-Hamel utilisait une disposition de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles pour demander l'aide d'un médiateur. Elle jugeait que l'application d'un règlement municipal causait un préjudice à l'exploitation de son chenil.
Depuis 2008, cette famille a reçu une vingtaine de constats d'infraction pour des aboiements et parce que les chiens n'étaient pas constamment maintenus en enclos. À l'automne, Me Daniel Bouchard produisait un rapport dans lequel il faisait remarquer que dans le Règlement général de la Ville, le terme «nuisance» était défini de façon beaucoup trop large. En fait, le libellé laissait entendre qu'un seul jappement pouvait porter atteinte à la tranquillité du voisinage.
Le médiateur recommandait donc au conseil municipal de Shawinigan de modifier sa définition afin d'en permettre une interprétation plus raisonnable.
Or, mardi soir, Guy Arseneault, conseiller du district Val-Mauricie, a présenté un avis de motion qui modifiera le Règlement général de la Ville, dont le libellé sur les nuisances.
Les élus ont également adopté le premier projet modifiant le règlement de zonage pour mieux encadrer l'exercice des usages relatifs aux chenils et aux services de garderies pour chiens. «Nous avons regardé ce qui se faisait ailleurs», commente le maire, Michel Angers. «Nous voulons nous assurer de mieux réglementer la tenue de chenils, comme par exemple ce qui se passe le soir, s'assurer que la construction soit bien isolée. On veut encadrer ça un peu mieux.»
«On souhaite qu'il y ait une bonne cohabitation», ajoute le maire. «Nous disons aux gens que c'est correct d'avoir un chenil, mais il faut aussi tenir compte des maisons autour.»
Rappelons que la famille Gauthier-Hamel a défrayé quelques dizaines de milliers de dollars en frais de pension pour ses chiens au cours des derniers mois, afin de mettre fin à la saignée de contraventions.