Les entreprises de Shawinigan pourront dorénavant utiliser divers articles promotionnels pour vendre leur région. De gauche à droite, on reconnaît René Patoine (président et chef de la direction, ICO Technologies), Marie-Claude Brûlé (directrice du SANA de Shawinigan), Charles-André Normand (conseiller en ressources humaines chez Shalwin) et David Marcouiller (conseiller au Service de développement économique de Shawinigan).

Attraction de la main-d'oeuvre: le SANA de Shawinigan propose sa boîte à outils

Shawinigan — Le Service d’accueil des nouveaux arrivants de Shawinigan a procédé, mercredi matin, au lancement officiel d’une nouvelle boîte à outils de communication qui donnera un coup de pouce aux entreprises du territoire dans leur quête pour séduire la précieuse main-d’œuvre. L’objectif de la démarche consiste également à harmoniser le message sur les principaux atouts de la ville à mettre en relief.

Au cours de consultations réalisées lors de la dernière année, le SANA a constaté que les entreprises et organismes déploraient le manque de matériel pour promouvoir Shawinigan lors de la présentation de salons ou de conférences à l’extérieur de la région. L’équipe a donc développé une douzaine d’articles pour combler ce vide, du traditionnel dépliant au drapeau de plage, en passant par des chandails, des macarons ou un guide d’accueil du citoyen pour les nouveaux arrivants. Tous ces articles ont été développés avec l’identité visuelle «_à Shawi», lancée au printemps en partenariat avec l’Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan.

«Nous avons un mandat d’accueil, mais aussi de promotion, de sensibilisation et d’intégration», précise Marie-Claude Brûlé, directrice du SANA de Shawinigan. «Nous faisons beaucoup de promotion à l’extérieur de la ville pour attirer des gens à Shawinigan. Nous avons constaté que les entreprises locales avaient besoin d’outils pour mieux vendre Shawinigan pour attirer des gens chez nous.»

De plus, les rares initiatives très locales manquaient d’uniformité, de sorte que le message de vente ou les attraits moussés pouvaient beaucoup varier d’un endroit à l’autre.

«Nous voulions des outils communs, pour avoir un discours commun», précise Mme Brûlé. «Nous avons une vision d’ensemble pour avoir tout l’argumentaire concret et pertinent pour mieux vendre Shawinigan.»

Le Service de développement économique de Shawinigan a évidemment été mis à contribution pour le développement de ces outils de communication.

«Il faut doter nos employeurs d’un discours complet, qui leur permet de toucher l’ensemble des éléments pertinents qu’une personne recherche», observe David Marcouiller, conseiller en développement économique à la Ville. «Au-delà de l’emploi, le candidat prend la décision de s’amener dans un milieu de vie. Il a besoin d’information pour prendre une décision éclairée. Pour les employeurs, c’est difficile de savoir précisément quoi dire pour bien vendre la région.»

Atout supplémentaire

La rencontre d’information se déroulait chez Shalwin, une entreprise en perpétuelle recherche de main-d’œuvre. «Nous sommes d’excellents ambassadeurs de notre entreprise, mais pour la région elle-même, nous n’étions pas tant outillés pour ça», convient Charles-André Normand, conseiller en ressources humaines. «Avoir des outils concrets qui standardisent le message sur le comment on s’installe à Shawinigan, je pense que c’est essentiel.»

Shalwin peine à répondre à la demande en raison de son manque de personnel.

«Dans les dix dernières années, nous sommes passés d’une cinquantaine d’employés à 140», précise M. Normand. «Nous refusons l’équivalent de notre chiffre d’affaires en contrats annuellement, en raison du manque de main-d’œuvre.»

Chez ICO Technologies également, le président et chef de la direction, René Patoine, accueille avec enthousiasme toute initiative qui puisse favoriser l’attraction et la rétention de main-d’œuvre. Le nombre d’employés de cette entreprise spécialisée en technologies de l’information a quadruplé depuis cinq ans, atteignant maintenant 80 personnes.

«Nous allons probablement atteindre la centaine d’employés en 2020... si on arrive à les trouver!», sourit M. Patoine.

«Nous recrutons beaucoup à l’extérieur de Shawinigan», enchaîne-t-il. «C’est donc très important de faire connaître la région pour attirer les employés chez nous et surtout, les retenir. Souvent, amener le travailleur, ce n’est pas ce qui est le plus difficile. C’est surtout d’intégrer la famille.»

La directrice du SANA rappelle que toutes les régions du Québec travaillent à attirer des travailleurs, d’où l’importance d’utiliser des outils de communication attrayants pour se distinguer.

«Ce n’est pas tout de vendre un emploi», fait-elle remarquer. «Il faut aussi vendre une région. Nous devons donc partager un discours cohérent et uniforme à tous ceux qui font du recrutement.»

Le SANA de Shawinigan s’occupe de gérer l’utilisation de ces outils promotionnels. Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.