Jean-Pierre Jolivet s’attend à du mouvement au parc de la Rivière-Grand-Mère en 2018.

2018, l’année du parc de la Rivière-Grand-Mère?

Shawinigan — Après de multiples échanges avec des fonctionnaires du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, la Ville de Shawinigan s’attend à présenter, au début 2018, la fameuse demande de certificat d’autorisation pour réaliser le nettoyage du bassin de la rivière Grand-Mère. Avec ce permis en main, elle pourrait enfin procéder aux travaux au cours de la prochaine année, un an plus tard que ce que souhaitaient les bénévoles mobilisés autour de cet enjeu.

Lors de la dernière séance publique régulière, Jean-Pierre Jolivet a pris la parole lors de la période de questions afin de se faire confirmer que le nouveau conseil municipal appuyait toujours la démarche de la Corporation du parc de la Rivière-Grand-Mère. Rappelons que l’ex-député de Laviolette agit comme délégué à ce dossier pour le regroupement officiellement constitué cet automne.

«Je veux m’assurer que ça va aussi bien continuer avec le nouveau conseil», interpelle M. Jolivet. «Nous voulons qu’il y ait un travail qui se fasse. Je sais que tout est en marche, mais je veux m’en assurer, au nom du comité.»

Le maire, Michel Angers, rappelle qu’en août, le conseil municipal a adopté un règlement d’emprunt de 333 000 $ pour procéder aux travaux de dragage et de revégétalisation de la rivière Grand-Mère, à la hauteur du parc. Un geste qui démontre l’appui des élus envers le projet.

«Si on ne revient pas avec une proposition qui viendrait contredire celle-là, c’est qu’on est encore tous d’accord», fait-il remarquer.

M. Jolivet a profité de l’occasion pour demander au conseil municipal s’il appuierait une démarche pour demander des fonds au gouvernement du Québec pour procéder à ce nettoyage. En août, le maire avait lui-même reconnu qu’un budget de 333 000 $ était assez «serré» compte tenu des travaux à effectuer.

«Si vous voulez nous donner votre aide pour aller chercher de l’argent supplémentaire, on va la prendre avec beaucoup de plaisir», convient le maire. «Mais nous avons prévu ce qu’il fallait. Nous sommes prêts.»

Plus tôt cet automne, la ministre Julie Boulet avait convoqué une nouvelle rencontre sur ce dossier, avec le MDDELCC, des représentants municipaux et des membres de la corporation. 

«Nous avons convenu des étapes à suivre et jusqu’à maintenant, ça semble plutôt bien aller», s’encourage M. Jolivet. «Il s’agit de savoir comment allons-nous procéder et c’est pourquoi nous attendons le certificat d’autorisation.»

Ce dépôt devrait être effectué au début de l’année 2018, selon le directeur général de la Ville, Gaétan Béchard. Au cours des derniers mois, l’administration municipale avait présenté diverses versions sur l’évolution de cette demande. Tantôt le certificat avait été déposé et accordé, tantôt il avait été refusé. Finalement, M. Béchard explique que les fonctionnaires municipaux ont échangé verbalement avec ceux du ministère et se sont ajustés au fur et à mesure, afin de présenter officiellement la demande la plus conforme possible.

Nancy Déziel, conseillère du district de la Rivière, perçoit aussi la lumière au bout du tunnel dans ce dossier.

«On travaille main dans la main pour que ça passe», résume-t-elle. «Au départ, le ministère nous demandait d’inclure tout le bassin versant de la rivière, régler toutes les sources d’apport de sédiments, ce qui était à peu près impossible. Verbalement, le ministère nous avait aussi refusé l’installation de trappes à sédiments. Mais il avait d’autres idées et il était ouvert à travailler là-dessus.»

«Juste avant les élections, la Ville et le ministère avaient convenu de travailler ensemble pour monter un certificat d’autorisation qui répondrait aux attentes, dans le but de nettoyer le bassin. Moi, j’ai senti qu’on avait pris une autre vitesse. Je suis confiante qu’on va l’avoir!»