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Shawinigan tend la main à la Nation Atikamekw.
Shawinigan tend la main à la Nation Atikamekw.

Shawinigan tend la main à la Nation Atikamekw [ARTICLE AUDIO]

Marc-André Pelletier
Marc-André Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Nouvelliste
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La Ville de Shawinigan a posé un geste important de soutien envers les communautés autochtones, particulièrement envers la Nation Atikamekw, en y allant d’une déclaration de solidarité lors du conseil municipal de mardi soir, qui vise à soutenir cette population dans ses plus récents drames. La Ville a tenu à rappeler sa collaboration et son amitié pour les années à venir.

En introduction, le maire Michel Angers a souligné l’appui de la municipalité dans les tragédies qui ont frappé la communauté lors des dernières semaines, soit la découverte des corps de 215 enfants autochtones dans un pensionnat en Colombie-Britannique et l’enquête publique sur la mort de Joyce Echaquan.

«Au nom de nos citoyens et citoyennes, nous voulons affirmer notre fierté d’avoir un mot atikamekw, Shawinigan, comme nom de ville. Nous avons amorcé des discussions avec la Nation Atikamekw et nous souhaitons établir des collaborations afin de faire grandir nos communautés respectives», a mentionné le maire.

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D’entrée de jeu, le premier magistrat de Shawinigan a invité son homologue Constant Awashish, grand chef de la Nation Atikamekw, à prendre la parole.

«Ce n’est pas facile d’avoir toujours à se défendre, comme si on devait justifier notre droit d’exister. C’est très difficile comme leader autochtone de toujours composer avec le racisme, ça nous mange beaucoup d’énergie», a-t-il lancé.

«Je sais aussi que parfois, c’est difficile à comprendre quand les autochtones parlent de droit, mais tout le monde y gagne», ajoute le grand chef.

Le Conseil accueille par ailleurs «très favorablement» le projet de loi fédéral qui vise à créer la Journée nationale de vérité et de réconciliation, un nouveau jour férié devant être fixé au 30 septembre.

Nemaska : la suite

Interpellé par une citoyenne sur la déception engendrée par le transfert à Bécancour de l’usine Nemaska Lithium, Michel Angers ne s’est pas fait prier pour rappeler que le gouvernement provincial va avoir des comptes à rendre.

«On travaille sur un plan d’action qui sera dévoilé dans les prochaines semaines. Chose certaine, Shawinigan désire une compensation du gouvernement du Québec pour les pertes encourues et les efforts qui ont été déployés. On a commencé à faire pression», précise le maire, qui a affirmé du même souffle que les citoyens seront mis à contribution «très bientôt» pour la suite des choses dans ce dossier.