Le maire de Shawinigan, Michel Angers.
Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Shawinigan: surplus de 973 000 $ en 2019

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Après avoir dégagé des surplus dépassant le million de dollars au cours des deux années précédentes, la Ville de Shawinigan n’a pas été en mesure de franchir cette barre psychologique en 2019 alors qu’elle a enregistré un surplus de 972 674 $.

Le rapport financier et celui du vérificateur externe ont été adoptés à l’unanimité en séance publique, mardi soir, deux mois plus tard qu’habituellement en raison du confinement découlant de la pandémie de COVID-19.

Au 31 décembre 2019, le solde de l’excédent non affecté s’établissait donc à 6 028 920 $.

Comme c’est généralement le cas, la Ville a perçu plus de revenus de taxes que prévu et de droits de mutation que prévu à son budget. En raison des nouvelles constructions, les revenus de taxes ont en effet augmenté de 859 000 $. Les droits de mutation ont quant à eux été bonifiés de 548 000 $.

«C’est donc à dire que nous avons connu une excellente année 2019 en ce qui a trait à l’activité immobilière», indique le maire, Michel Angers.

Du côté des dépenses, les opérations hivernales de déneigement ont coûté plus cher, comme ce fut également le cas en 2018. En se basant sur son expérience de l’année précédente, le conseil municipal avait prévu 7,9 millions $, un montant bonifié de 900 000 $. Il a tout de même fallu ajouter 1,275 million $ à ce poste budgétaire.

La Ville a également dépassé son budget de voirie de 407 000 $.

«Il y a beaucoup d’argent au niveau des travaux publics», précise le maire.

De plus, les investissements en immobilisations ont été de 43,7 millions de dollars en 2019. Les stations de traitement des eaux (7,7 millions $), l’assainissement des eaux usées dans le secteur Lac-à-la-Tortue (7,9 millions $), la Marina de Grand-Mère et le parc riverain (8,6 millions $) ainsi que la mise à niveau des infrastructures d’aqueduc, d’égouts et de voirie sont au nombre des réalisations. Le montant total comprend par ailleurs 22,7 millions provenant de subventions.

Pour ce qui est de l’endettement net à long terme, il est passé de 179 millions $ à 186 millions $. Cette hausse de 7 millions $ est essentiellement liée à l’amélioration des infrastructures d’eau potable et d’assainissement des eaux usées du secteur Lac-à-la-Tortue. Fait à noter, la Ville tient à préciser que la limite de 16 millions $, établie en 2016 et relative aux projets financés par règlement d’emprunt, excluant le projet de mise aux normes des infrastructures d’eau potable, a été respectée. Le coût total de ces projets se chiffre à 14,8 millions de dollars.

«La valeur nette des immobilisations de la Ville est passée de 480,7 millions $ à 508 millions $, soit une hausse de 27,8 millions $, comparativement à une hausse de sept millions $ de l’endettement. En résumé, la valeur de nos immobilisations augmente plus rapidement que notre endettement total net à long terme. C’est comme si la valeur de notre maison augmentait plus rapidement que l’hypothèque», résume M. Angers.