À part le passage de motoneiges, il ne se passe pas grand-chose sur l’ancienne piste de karting de Grand-Mère depuis que la Ville de Shawinigan en a fait l’acquisition, en 2013.

Shawinigan redevient propriétaire de l'ancien karting de Grand-Mère

SHAWINIGAN — Étant donné que l’acquéreur de deux lots de l’ancienne piste de karting de Grand-Mère n’a pas rempli ses obligations, la Ville de Shawinigan exerce son droit de résolution de cette vente. Elle redevient ainsi propriétaire de ces terrains, mais le maire, Michel Angers, s’attend à ce qu’un nouveau promoteur développe un centre de services semblable à celui qui était prévu dans un avenir pas très lointain.

En novembre, le comité exécutif a adopté une résolution pour annuler la vente de deux lots à Les Développements GRD. En vertu de ce contrat signé le 4 janvier 2017, cette firme s’engageait à aménager une halte routière avec station-service, dépanneur et restaurant sur ce site abandonné depuis 2013. L’investissement pour cette première phase était évalué à 3,5 millions $, mais l’ensemble de l’aménagement prévu, qui devait aussi inclure la construction d’immeubles commerciaux, avait été évalué à quelque 10 millions $.

Or, rien n’a bougé sur le site depuis la signature de ce contrat. Dans un premier temps, la Ville a longtemps attendu après un certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Même après son obtention, le promoteur s’est laissé désirer.

Les Développements GRD est présidée par Michel Constantin, mais Michel Dorval agissait comme consultant pour ce promoteur. Selon ses dires, il s’est retiré du dossier.

Les deux lots qui devaient être développés dans le cadre de cette première phase reviennent donc à la Ville de Shawinigan.

«Il y aura une suite», rassure le maire, Michel Angers. «Les délais n’ont pas été respectés et nous avons repris ces terrains. Nous développons un autre projet avec un nouveau promoteur. Ça fait partie des projets dont je ne peux pas trop parler pour l’instant. Il y aura une suite dès 2020.»

Ces deux lots avaient été vendus pour la somme de 216 920 $. Le contrat prévoyait que le défaut de construire dans un délai d’un an permettait au vendeur de reprendre l’immeuble pour le montant de l’acquisition, moins 10 %. L’administration municipale avait accepté d’être patiente en raison des délais enregistrés au MELCC.

Le développement de l’ancien karting se fait attendre depuis que la Ville a acquis cette propriété à l’été 2013, au montant de 437 000 $. En tout, elle compte cinq lots.

En fait, Petro-Canada a pris tout le monde de vitesse en inaugurant une station-service et un dépanneur de l’autre côté de l’autoroute de l’Énergie, un investissement de 2,1 millions $ finalisé en décembre 2016.

Quais du Saint-Maurice

Par ailleurs, M. Dorval mentionne qu’il est toujours associé au projet des Quais du Saint-Maurice, un autre développement qui avance à pas de tortue.

Annoncé à l’hôtel de ville en septembre 2013, cet investissement total de 32 millions $ au carrefour de l’autoroute de l’Énergie et de la rivière prévoyait une marina privée de 60 quais, un parc aquatique, une capitainerie et un développement domiciliaire de 120 unités. La première pelletée de terre ne semble pas pour demain. «Nous attendions l’adoption du nouveau schéma d’aménagement», indique M. Dorval. «De notre côté, nous sommes toujours intéressés et on croit toujours à ce projet.»

M. Angers mentionne que la construction de la marina municipale, à l’ombre du pont de Grand-Mère, ne modifie en rien l’intérêt de la Ville, bien que les plans initiaux seront sans doute modifiés. Rien n’empêche toutefois de voir apparaître une marina privée à cet endroit.

«C’est toujours vivant comme projet», estime-t-il.