Pierre Giguère croit qu’en plus d’être innovatrice, sa solution pourrait désengorger le centre-ville de Shawinigan.

Shawinigan: Giguère veut une navette électrique autonome

SHAWINIGAN — S’il est réélu le 1er octobre, Pierre Giguère s’engage à entreprendre des démarches pour développer un projet pilote de navette électrique autonome au centre-ville de Shawinigan, à partir du Centre Gervais auto. Pour lui, il s’agirait d’un moyen pour faciliter les déplacements des travailleurs, des visiteurs et des personnes à mobilité réduite, tout en apportant une solution pour réduire les irritants liés au stationnement sur la 5e Rue de la Pointe.

Le candidat libéral dans Laviolette - Saint-Maurice a formulé cet engagement en fin de matinée vendredi à son quartier général du centre-ville, où le groupe La Meute avait laissé une empreinte blanche sur le trottoir au cours de la nuit.

Ex-conseiller municipal du district Val-Mauricie, M. Giguère a entendu bien des doléances au sujet du stationnement sur la 5e Rue de la Pointe depuis le début de son implication politique. Dans son esprit, son projet pilote permettrait de maintenir la région comme référence dans le domaine du transport électrique. Le véhicule autonome, donc sans conducteur, suivrait simplement un circuit programmé à partir du Centre Gervais auto.

«Nous produisons quand même 80 % des bornes électriques québécoises dans la région», rappelle M. Giguère. «La CAQ n’a pas pris l’engagement de maintenir les subventions (pour l’achat de véhicules électriques et les investissements dans les bornes de recharge) et ça m’a chatouillé les oreilles. Je pense que c’est important de continuer à développer le transport électrique.»

De plus, ce projet répondrait à un besoin, croit le candidat libéral.

«Nous avons un beau stationnement qui n’est pas utilisé à sa pleine capacité», fait-il remarquer. «On viserait le centre-ville, mais il faudrait aussi voir avec la municipalité et les acteurs du milieu.»

«J’ai en tête une navette comme il existe dans les aéroports», image M. Giguère, précisant qu’il s’inspire d’un modèle développé en Europe. «C’est une idée qui germe depuis quelques années. Le problème de stationnement revient tout le temps au centre-ville. L’après-midi, les gens se cherchent des stationnements.»

Le candidat fait remarquer qu’il se produit un effet domino vers la 3e et la 2e Rue de la Pointe. «Les employés du centre-ville vont se stationner sur ces rues et les gens n’ont plus de stationnement chez eux. La navette permettrait aux employés de laisser leur véhicule à une place sécuritaire.»

M. Giguère n’est pas en mesure de chiffrer son engagement. Comme il s’agirait d’abord d’un projet pilote, il considère que le gouvernement du Québec devrait assumer la plus grande partie de la facture. Il reconnaît qu’il existerait sans doute des coûts indirects pour la Ville, avec qui il ne prévoit toutefois aucun problème pour réaliser cette idée.

«Je n’ai pas d’inquiétude, parce qu’on a beaucoup parlé de stationnement au cours des dernières années», commente-t-il. «Pour la Ville, il y toujours une question de sous. Il suffit de trouver quelque chose de simple, qui fonctionne. On parle d’une nouvelle technologie, quelque chose qui n’était pas sur la table il y a deux ou trois ans. Je propose de l’amener ici et si la Ville veut la développer, on verra. Mais il faut commencer quelque part. Pourquoi attendre que ça se fasse ailleurs au Québec? Pourquoi ne pas être avant-gardistes?»

Engagements réalistes
Depuis le début de la campagne, M. Giguère s’évertue à trouver des solutions très locales pour répondre aux préoccupations des citoyens. Par exemple, jusqu’ici, il s’est engagé à offrir un service de dialyse dans le secteur Grand-Mère, à rendre le parc de la Rivière-Grand-Mère accessible aux personnes à mobilité réduite ou à remplacer les horaires de faction des ambulanciers de La Tuque. Ce projet de navette électrique autonome s’inscrit dans la même lignée.

«Les gens veulent des choses faisables, réalistes, qui les touchent directement», constate-t-il. «C’est bien beau les grandes politiques nationales, mais il faut être à l’écoute sur le terrain. Ce sont de petits projets, mais pour les gens, c’est tellement important!»