Pendant que la Ville de Shawinigan étudie ses options, la démolition de la bande commerciale de l’avenue des Cèdres est maintenant complétée.

Shawinigan envisage un recours

Shawinigan — La Ville de Shawinigan se penche très attentivement sur la possibilité d’intenter un recours contre l’une ou l’autre des firmes responsables des études de caractérisation du fameux lot qui sera vendu au Groupe Château Bellevue, dans le cadre de son projet de construction d’un immeuble de plus de 300 logements pour personnes âgées autonomes près du Centre Gervais auto.

Le sujet est revenu sur le tapis lors de l’assemblée publique régulière de mardi. Robert Houle aurait même aimé que le conseil municipal adopte une résolution pour dire que cette situation «n’est pas acceptable» et qu’il poursuivrait la firme «qui n’a pas fait son ouvrage».

Rappelons que lors de deux séances extraordinaires en mars, les élus ont dû ajouter près de 750 000 $ en frais supplémentaires à Entreprises G.N.P. pour compléter des travaux de réhabilitation d’un terrain dont l’ampleur, selon toute vraisemblance, aura été mal évaluée. En janvier, cette PME de Victoriaville avait obtenu le contrat avec une soumission de 608 541 $.

Les travaux de réhabilitation sur ce lot sont finalement complétés et il devrait être vendu au Groupe Château Bellevue pour près de 300 000 $, selon la promesse d’achat prévue entre les parties. Juste à côté, la bande commerciale vient d’être réduite en poussière, de sorte que la construction de l’immeuble pourra bientôt commencer.

Malgré tout, le maire de Shawinigan, Michel Angers, assure que la controverse autour de la décontamination du site n’est pas balayée sous le tapis. «Quand on donne un contrat à une firme spécialisée, particulièrement la caractérisation pour savoir quel est le niveau de contamination, on s’attend à avoir des réponses claires», réitère-t-il. Dans son avis de contamination transmis en février au bureau de la publicité des droits, la Ville mentionne que ces études ont été préparées par Roche Groupe-conseil (aujourd’hui Norda Stelo) et Pluritec.

«Tout le monde savait qu’il y avait deux étages à creuser», ajoute le maire, faisant référence au stationnement souterrain que souhaite aménager le Groupe Château Bellevue. «S’il y a eu des manques, notre service juridique est en train de regarder ça. Il y aura très certainement un suivi à faire de ce côté. Je ne suis pas content parce que j’aurais aimé savoir, d’entrée de jeu, quel niveau de contamination on retrouverait sur ce terrain pour faire une bonne évaluation de travaux et des coûts inhérents. J’ai besoin d’avoir des explications. Je ne laisserai pas ça comme ça, vous pouvez en être assuré.»

M. Angers attendra toutefois les conclusions de son service des affaires juridiques avant de s’avancer davantage.

«Quand nous aurons les recommandations, le conseil municipal prendra les décisions en fonction des informations que nous aurons», termine-t-il. «Avant d’adopter des résolutions, on va commencer par savoir ce qui s’est passé, s’il y a des fautes professionnelles ou autres et on entreprendra les démarches par la suite.»