L’avenue du Tour-du-Lac, située à Shawinigan, fait partie des pires routes de la Mauricie, selon le palmarès provisoire du CAA-Québec.

Shawinigan dans le top 3 des pires routes

Trois-Rivières — Qui va remporter le titre peu enviable de la pire route en Mauricie en 2019? Si elle n’occupe pas la première position pour l’instant, Shawinigan pourrait tout rafler avec pas moins de trois candidates dans le top 3 régional, selon un palmarès provisoire, présenté jeudi, par le CAA-Québec.

En effet, pour l’instant, c’est le chemin Fitzpatrick à La Tuque qui est en première position. Deux routes de Shawinigan sont ex aequo en deuxième position, soit le boulevard des Hêtres qui apparaît sur cette liste année après année, et une nouvelle venue qui a beaucoup fait parler d’elle cette année, c’est-à-dire l’avenue du Tour-du-Lac, dans le secteur Lac-à-la-Tortue. En troisième position, Shawinigan se démarque encore une fois avec la rue Trudel.

Au Centre-du-Québec, la route 116 à Warwick se trouve en première position. Elle avait d’ailleurs terminé première au Centre-du-Québec en 2018. Le boulevard des Acadiens à Bécancour fait son apparition sur la deuxième marche du podium suivi par la rue Saint-Pierre à Drummondville.

Sur le plan provincial, le boulevard Gouin Est, à Montréal, grand gagnant de l’an dernier a pris la tête, suivi par la Montée du Bois-Franc, à Saint-Adolphe-d’Howard, dans les Laurentides et le chemin Cadieux à L’Ange-Gardien, en Outaouais. En deux semaines, plus de 12 000 personnes ont voté. «Évidemment, ce n’est pas un exercice scientifique. C’est un vote populaire. Le top 10 ou les différents palmarès régionaux sont le reflet de la volonté de ceux qui ont bien voulu voter. Mais ultimement, l’idée derrière une campagne comme les pires routes, c’est de donner des munitions aux citoyens pour qu’ils puissent ensuite s’adresser aux autorités compétentes qui ont la responsabilité d’entretenir le réseau routier, de permettre aussi d’entretenir le dialogue et de faire en sorte que ça reste toujours à l’esprit des décideurs publics», explique Anne Gauthier, porte-parole de CAA-Québec.

Selon le CAA, même si l’État investit des sommes colossales dans les infrastructures routières, le déficit d’entretien continue de se creuser ayant passé de 14,7 à 16,4 milliards $ en 2019. Toujours selon l’organisme, maintenir le réseau à niveau est une stratégie gagnante puisqu’il en coûterait 250 fois plus cher de refaire une route après 15 ans que de réaliser un entretien préventif assidu.

Et pourquoi diffuser un palmarès provisoire? «L’idée, c’est de dire où on en est rendu et de rappeler aux Québécois que ce n’est pas terminé, qu’ils peuvent encore voter. C’est important parce que plus il y a de votes, plus la campagne pèse lourd dans la balance, et on ose espérer que ça aura plus d’influence en bout de ligne», mentionne Mme Gauthier.

La campagne se poursuit jusqu’au 24 mai. Les gens sont invités à voter au piresroutes.com