Le ministre Yves-François Blanchet.

Shawinigan a eu des contacts importants, selon le ministre Blanchet

Même s'il réaffirme que ce n'est ni au gouvernement, ni au ministre régional de décider «où s'en va» l'usine de silicium FerroAtlántica, Yves-François Blanchet a indiqué au Nouvelliste que «Shawinigan a eu des contacts importants avec l'entreprise».
«Il ne me revient pas de confirmer où ça s'en va, mais je milite pour que ce soit dans ma région, soit la Mauricie en général et Bécancour», a-t-il fait savoir.
Celui-ci admet avoir trouvé amusant ces manchettes autour de Bécancour et Saguenay «alors qu'il y a d'autres villes».
Le ministre responsable de la Mauricie et du Centre-du-Québec soutient que les maires ont une position «d'abord régionale». «Je suis assez confiant», a-t-il laissé entendre, évoquant même des retombées positives dans la région.
Joint en Espagne, un porte-parole de l'entreprise s'est contenté de dire «qu'aucune décision finale n'a encore été prise» par rapport au choix du site. «Ce sera dans les prochaines semaines ou les prochains mois», a indiqué le représentant corporatif tout en reconnaissant que «deux, trois endroits étaient plus populaires dans les médias».
Pour sa part, le député de Saint-Maurice, Luc Trudel, «ne confirme jamais quoi que ce soit dans un dossier industriel».
«Le meilleur exemple, c'est quand Sam Hamad était venu annoncer une usine de titane à Bécancour de quatre milliards de dollars alors que Rio Tinto n'était même pas partie prenante», s'est-il plu à rappeler.
Par contre, M. Trudel ne dit pas pour autant que Shawinigan n'a pas de chance d'accueillir la fameuse usine de 375 millions de dollars avec ses 300 emplois. «Quel député refuserait d'avoir une bonne nouvelle?», a simplement lancé celui qui accueillera l aile parlementaire de son parti les 5 et 6 février prochain à l'Auberge Gouverneur.
Déjà, il est prévu que le gouvernement Marois profitera de ce caucus présessionnel pour faire de multiples annonces en lien avec le Fonds de diversification économique de 200 millions de dollars. Reste à voir si on saisira l'occasion pour sceller le sort de FerroAtlántica.De son côté, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, accueille la rumeur de Shawinigan «avec beaucoup de prudence».
«Je trouve étrange que le gouvernement ne favorise pas plus le meilleur site potentiel. Il n'y a pas de port en eau profonde à Shawinigan», confie-t-il, faisant allusion aux atouts indéniables du parc industriel et portuaire de Bécancour.
Si jamais FerroAtlántica devait aboutir à Shawinigan pour des raisons politiques, «ce serait vraiment décevant alors que c'est ce gouvernement qui a fermé Gentilly-2».«Je suis là pour défendre les intérêts du territoire», a conclu le représentant caquiste pour qui la venue de l'entreprise espagnole au Québec demeure en soi une bonne nouvelle.