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Martin Asselin
Martin Asselin

Shawinigan : le conseiller Martin Asselin en Floride

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
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Shawinigan – Le conseiller municipal du district des Boisés à Shawinigan, Martin Asselin, se trouve actuellement en Floride, malgré la recommandation du gouvernement qui déconseille une telle démarche. Le principal intéressé se défend, prétextant qu'il a pris l'avion le 19 décembre, avant que les décideurs ne serrent la vis.

Joint à son condo en Floride, Martin Asselin assure que la démarche s'est effectuée dans le plus grand respect des mesures sanitaires.

«C'est une tradition depuis que j'ai huit ans de venir ici dans le temps des Fêtes. On a pris la décision une semaine avant que l'interdiction de voyager. Oui, on a pris l'avion, mais on s'est dirigé directement au condo, moi et ma femme, tout de suite après en être débarqué», explique le conseiller, qui avoue que le professionnalisme du transporteur Air Canada a contribué à le faire se sentir à l'aise durant le trajet.

Bien qu'il se trouve dans un autre pays, Martin Asselin le martèle : il a fait les choses dans l'ordre.

«J'ai passé un temps des Fêtes très tranquille au condo avec ma femme. J'ai travaillé une bonne partie du temps, moi qui suis travailleur autonome. Ma famille est restée au Québec, ce fut déchirant pour nous», exprime celui qui entend revenir au pays le 13 janvier et suivre le protocole en place.

«On va être testés trois jours avant notre départ et je vais effectuer une quarantaine chez moi en revenant. On a organisé nos choses pour être certains de ne déranger personne. Par exemple, on a prévu l'épicerie pour toute cette période», souligne M. Asselin.

«Pas la meilleure idée»

Joint à ce sujet, le maire de Shawinigan entend bien avoir une discussion avec son collègue lorsque l'occasion se présentera. 

«On va s'en parler c'est sûr. On verra ce qui se dira à ce moment. Il y va chaque année, il n'avait sûrement pas prévu cette situation. Ce n'est pas idéal, toutefois. Ce n'est pas la meilleure idée possible», concède le premier magistrat.

Ce dernier soutient cependant qu'il n'exerce qu'un pouvoir d'influence auprès des conseillers. 

«Ce n'est pas comme un chef de parti politique qui peut interdire à ses députés de voyager. Je n'ai aucun ascendant sur eux, ils peuvent faire ce qu'ils veulent. On se doit assurément de montrer l'exemple, cependant. Je n'ai absolument rien fait dans le temps des Fêtes et j'ai trouvé ça difficile de ne pas voir mes enfants à Noël.»

Monsieur Angers est d'avis que le fédéral aurait tout simplement dû fermer les frontières.

«On a vu ce que ça donne avec les gens qui partaient. Les gouvernements auraient dû interdire les voyages. Ils donnent aux gens des lignes de conduite extrêmement sévères, ce qui est correct, mais de l'autre côté, ils permettent aux gens de partir. Si quelqu'un peut m'expliquer ça? Il y a assurément une incohérence sur cette question», conclut le maire.