Shawinigan

2018, l’année du parc de la Rivière-Grand-Mère?

Shawinigan — Après de multiples échanges avec des fonctionnaires du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, la Ville de Shawinigan s’attend à présenter, au début 2018, la fameuse demande de certificat d’autorisation pour réaliser le nettoyage du bassin de la rivière Grand-Mère. Avec ce permis en main, elle pourrait enfin procéder aux travaux au cours de la prochaine année, un an plus tard que ce que souhaitaient les bénévoles mobilisés autour de cet enjeu.

Lors de la dernière séance publique régulière, Jean-Pierre Jolivet a pris la parole lors de la période de questions afin de se faire confirmer que le nouveau conseil municipal appuyait toujours la démarche de la Corporation du parc de la Rivière-Grand-Mère. Rappelons que l’ex-député de Laviolette agit comme délégué à ce dossier pour le regroupement officiellement constitué cet automne.

«Je veux m’assurer que ça va aussi bien continuer avec le nouveau conseil», interpelle M. Jolivet. «Nous voulons qu’il y ait un travail qui se fasse. Je sais que tout est en marche, mais je veux m’en assurer, au nom du comité.»

Le maire, Michel Angers, rappelle qu’en août, le conseil municipal a adopté un règlement d’emprunt de 333 000 $ pour procéder aux travaux de dragage et de revégétalisation de la rivière Grand-Mère, à la hauteur du parc. Un geste qui démontre l’appui des élus envers le projet.

«Si on ne revient pas avec une proposition qui viendrait contredire celle-là, c’est qu’on est encore tous d’accord», fait-il remarquer.

M. Jolivet a profité de l’occasion pour demander au conseil municipal s’il appuierait une démarche pour demander des fonds au gouvernement du Québec pour procéder à ce nettoyage. En août, le maire avait lui-même reconnu qu’un budget de 333 000 $ était assez «serré» compte tenu des travaux à effectuer.

«Si vous voulez nous donner votre aide pour aller chercher de l’argent supplémentaire, on va la prendre avec beaucoup de plaisir», convient le maire. «Mais nous avons prévu ce qu’il fallait. Nous sommes prêts.»

Plus tôt cet automne, la ministre Julie Boulet avait convoqué une nouvelle rencontre sur ce dossier, avec le MDDELCC, des représentants municipaux et des membres de la corporation. 

«Nous avons convenu des étapes à suivre et jusqu’à maintenant, ça semble plutôt bien aller», s’encourage M. Jolivet. «Il s’agit de savoir comment allons-nous procéder et c’est pourquoi nous attendons le certificat d’autorisation.»

Ce dépôt devrait être effectué au début de l’année 2018, selon le directeur général de la Ville, Gaétan Béchard. Au cours des derniers mois, l’administration municipale avait présenté diverses versions sur l’évolution de cette demande. Tantôt le certificat avait été déposé et accordé, tantôt il avait été refusé. Finalement, M. Béchard explique que les fonctionnaires municipaux ont échangé verbalement avec ceux du ministère et se sont ajustés au fur et à mesure, afin de présenter officiellement la demande la plus conforme possible.

Nancy Déziel, conseillère du district de la Rivière, perçoit aussi la lumière au bout du tunnel dans ce dossier.

«On travaille main dans la main pour que ça passe», résume-t-elle. «Au départ, le ministère nous demandait d’inclure tout le bassin versant de la rivière, régler toutes les sources d’apport de sédiments, ce qui était à peu près impossible. Verbalement, le ministère nous avait aussi refusé l’installation de trappes à sédiments. Mais il avait d’autres idées et il était ouvert à travailler là-dessus.»

«Juste avant les élections, la Ville et le ministère avaient convenu de travailler ensemble pour monter un certificat d’autorisation qui répondrait aux attentes, dans le but de nettoyer le bassin. Moi, j’ai senti qu’on avait pris une autre vitesse. Je suis confiante qu’on va l’avoir!»

Shawinigan

Les actualités municipales

Voilà l’excavatrice

Le conseil municipal de Shawinigan a finalement réussi à acquérir l’excavatrice sur roues recherchée depuis quelques mois, à la suite d’un nouvel appel d’offres. Lors de la dernière séance publique régulière, les élus ont octroyé le contrat à Équipements Plannord, pour un montant de 201 448 $. À la même occasion, le conseil municipal annonce la vente d’une rétrocaveuse Caterpillar 2005 à la même entreprise, pour un montant de 15 000 $.

Rappelons qu’au printemps, la Ville avait annoncé le même genre de contrat avec Strongco. Elle s’était engagée à payer 268 990 $ pour une excavatrice sur roues et à céder sa rétrocaveuse pour un montant de 23 000 $. Mais le 21 novembre dernier, le conseil municipal adoptait une résolution pour annuler ce contrat, parce que l’excavatrice ne rencontrait pas les exigences. La Ville est donc retournée en appel d’offres, pour finalement obtenir l’équipement désiré à meilleur prix.

Appui

L’Association pour la déficience intellectuelle du Centre-Mauricie a reçu la confirmation qu’elle organisera l’événement «Destination loisirs Shawinigan 2020». Dans cette foulée, le conseil municipal a adopté une résolution, le 12 décembre, pour confirmer son appui au comité pour l’organisation de cet important rendez-vous.

L’événement se déroulera du 4 au 7 septembre 2020 et devrait réunir autour de 600 visiteurs à Shawinigan. Il s’adresse aux personnes handicapées adultes, qui participent alors à des activités sportives, récréatives, touristiques, culturelles et sociales. 

«Destination loisirs» suit un calendrier bisannuel. En 2018, l’événement se déroulera à Baie-Comeau. Précisons que l’ADI du Centre-Mauricie organisera cet événement en partenariat avec l’Unité régionale de loisirs et de sports de la Mauricie.

Shawinigan

Borgia se retire comme porte-parole de Shawinigan Citoyens avertis

Shawinigan — Diane Borgia a profité de la dernière séance du conseil municipal de Shawinigan, mardi soir, pour confirmer qu’elle n’agira plus à titre de porte-parole du regroupement Shawinigan citoyens avertis, pour des raisons de santé. La femme de 68 ans doit subir une opération pour un cancer de la paupière la semaine prochaine.

Mme Borgia passera le flambeau à Catherine Durocher comme visage de SCA. À sa dernière sortie en assemblée publique, elle est revenue à la charge auprès du maire pour demander l’examen des biens appartenant auparavant à l’entreprise TAG.Média qui n’ont toujours pas été vendus par la division de développement économique de Shawinigan. Une fois de plus, Michel Angers a accueilli cette requête avec une pointe d’exaspération, avant d’inviter Mme Borgia à adresser sa demande par écrit. Ce qu’elle a fait dès le lendemain, en précisant qu’elle apprécierait que cette visite soit autorisée avant le 15 janvier.

Rappelons que dans ce dossier, Shawinigan citoyens avertis souhaite obtenir la preuve que la vente de ces biens publics servira bel et bien à rembourser une partie du prêt consenti par l’ex-Centre local de développement à TAG.Média en 2015. Soupçonnant la disparition de certains équipements, Mme Borgia avait déposé une plainte de vol à la Sûreté du Québec en octobre, mais elle avait rapidement été jugée sans fondement.

La psychothérapeute de profession est montée au front dans plusieurs dossiers depuis l’organisation de Shawinigan citoyens avertis, en 2013. La création d’un poste de vérificateur général pour les municipalités de plus de 35 000 habitants, la situation financière de Shawinigan, la réforme toponymique et la transparence des organismes paramunicipaux ont notamment alimenté le regroupement. Le conseil municipal a fermé la porte à la majorité des interventions de Mme Borgia, mais notons tout de même qu’à l’automne 2016, M. Angers présentait un plan de réduction de la dette jusqu’en 2035.

Ses interventions au conseil municipal se sont souvent déroulées sous le signe de la tension. Devant un groupe d’élus indépendants qui n’ont pas demandé un seul vote en assemblée publique depuis mars 2013, Mme Borgia a incarné une forme d’opposition citoyenne dans certains dossiers.

«Je retiens la fermeture, le manque d’écoute, particulièrement du maire», commente-t-elle. «Dans le dossier de la toponymie par exemple, on n’avait jamais vu de manifestations dans les rues de Shawinigan (pour un dossier municipal). Les élus ont sous-estimé le travail de sensibilisation que nous avions fait. Les gens étaient en rogne et certains nous en parlent encore!»

«Il y a aussi l’inégalité du retour dans les secteurs», ajoute-t-elle. «Je trouve ça inacceptable. On met beaucoup d’argent au centre-ville, mais on oublie les secteurs, qui s’appauvrissent depuis la fusion.»

Nécessité

À la lumière du résultat des dernières élections, on peut conclure que les Shawiniganais sont généralement satisfaits du travail du conseil municipal, puisque le maire sortant a été facilement réélu et que six des huit conseillers ont obtenu le même privilège.

Malgré tout, Mme Borgia considère que SCA demeure un mouvement important pour la démocratie municipale.

«C’est une nécessité!», tranche-t-elle. «Encore plus avec les nouvelles lois qui vont donner encore plus de pouvoirs aux villes. Déjà, elles se cachent derrière des organismes cache-pot, créés avec la bénédiction du gouvernement, qui font ce qu’ils veulent à notre insu et sans rendre de comptes. C’est incroyable!»

«Ça prend des organismes comme le nôtre pour poser des questions, pour aller au-delà des trous dans la rue ou l’ajout d’un panneau d’arrêt. La sécurité des citoyens est importante, mais la sécurité financière l’est aussi, surtout avec une population vieillissante.»

En 2016, SCA a montré des signes d’essoufflement. Souvent isolée, Mme Borgia s’est demandée à quoi servait de dénoncer si ses arguments étaient accueillis plus souvent qu’autrement par des haussements d’épaules dans la population.

«On se demande parfois pourquoi on s’investit tant là-dedans», reconnaît-elle. «On a finalement bénéficié du deuxième souffle du coureur!»

«C’est comme ça partout», enchaîne-t-elle. «Regardez sur la scène provinciale. Combien ça fait d’années que nous sommes avec les libéraux, malgré tous les scandales que l’on sait? C’est un phénomène social. Les gens sortent dans les rues quand ils sont à l’extrême. Sinon, ils font leur petite vie. Les gens sont endormis au gaz de la consommation. L’église d’aujourd’hui, c’est le centre commercial. Tant que les gens peuvent payer leurs taxes, ça ne va pas plus loin, malheureusement.»

Shawinigan

Déneigement: la Ville prévoit défoncer son budget

SHAWINIGAN — La première tempête de neige confirmera sans doute ce que l’administration municipale de Shawinigan appréhendait déjà à la fin septembre: le budget de déneigement de l’année en cours s’annonce difficile à respecter. Par contre, les élus peuvent se consoler avec les commentaires généralement positifs entendus jusqu’ici sur la qualité du service en cette très jeune saison hivernale, qui ne s’amorcera officiellement que la semaine prochaine.

Une quinzaine de citoyens avaient bravé les accumulations et les bourrasques pour assister à la dernière séance publique régulière de l’année, mardi soir. Le 18 décembre toutefois, une séance extraordinaire est prévue pour l’adoption du budget 2018 et du prochain programme triennal d’immobilisation.

Ce soir de tempête constituait une occasion en or pour parler de la qualité du déneigement. André Grosleau, qui ne craint jamais de poser un œil critique sur la gestion municipale, a entamé la période de questions avec des fleurs.

«Je dois souligner que pour le déneigement dans le secteur Grand-Mère, il y a une grosse amélioration», encense-t-il. «Nous avons eu de la pluie, de la glace, mais les trottoirs ont été très, très bien entretenus. Même que sur la 7e Avenue, entre la 12e et la 15e Rue, les trottoirs n’étaient jamais ouverts depuis la fusion. Les gens devaient circuler dans la rue. Maintenant, ces trottoirs sont ouverts.»

En toute fin de séance, Sylvain Giguère, un citoyen du secteur Lac-à-la-Tortue qui n’a également pas l’habitude de mâcher ses mots, émettait la même opinion. «Je me suis promené à Shawinigan entre la polyvalente des Chutes et l’hôtel de ville et c’est très acceptable», commente-t-il. «Je n’ai pas des pneus neufs et ça roule bien. Vous avez passé sur ma rue même si l’école était fermée, avec la déneigeuse à trottoirs aussi, même deux fois. Bravo!»

Par contre, M. Giguère se demande pourquoi il a dû endurer, plus tôt cet automne, une niveleuse qui a circulé dans son coin avec la lame qui chatouillait  l’asphalte à répétition, provoquant un bruit indésirable. À l’inverse, Normand Leclair croit que dans le secteur Shawinigan-Sud, le même genre de véhicule devrait se servir de son équipement pour déblayer un peu mieux la 125e Rue, entre la 105e Avenue et l’Avenue de Shawinigan-Sud.

Le maire, Michel Angers, a bien pris note de toutes les observations. Jusqu’ici, il constate une amélioration du service.

«J’entends les gens qui disent que c’est déneigé», rapporte-t-il. «Mardi matin, on s’est assuré que ça parte très tôt jusqu’au souper. Après quatorze heures de travail, il faut prendre une pause obligatoire. Les gens culbutaient à 23 h pour toute la nuit. On a du monde!»

La Ville de Shawinigan estime à 25 000 $ le coût pour chaque centimètre d’accumulation. Avec au moins 20 cm de prévus, cette tempête entraînera des débours d’au moins 500 000 $ en déneigement. 

Dans le rapport semestriel au 30 septembre sur l’état comparatif des revenus et des dépenses déposé à la séance publique du 21 novembre, la Ville prévoyait déjà rater sa cible pour l’enlèvement de la neige en 2017. Les élus avaient prévu un budget de 5,5 millions $, alors que cette dépense atteignait déjà 4,2 millions $ au 30 septembre. 

Compte tenu des moyennes de novembre et décembre, l’administration municipale s’attend à engloutir tout près de 6,4 millions $ pour le déneigement en 2017, ce qui constituerait un écart de 852 000 $ par rapport aux prévisions. En fait, au 30 septembre, 76 % du budget de l’année avait déjà été investi dans ce poste. À ce moment, la Ville de Shawinigan avait dépensé tout près d’un million de dollars de plus qu’à pareille date en 2016 pour l’enlèvement de la neige. Rappelons que les accumulations des trois premiers mois de 2017 avaient causé passablement de dommages.

M. Angers n’a pas voulu s’avancer sur la fin de l’année en cours, mais il répète que l’adoption du budget 2018, la semaine prochaine, réservera plus d’un million de dollars de plus au déneigement l’an prochain.

«C’est pourquoi nous avons du bon rendement jusqu’ici», fait-il remarquer. Rappelons qu’en septembre, la Ville de Shawinigan a annoncé une nouvelle politique de déneigement, qui prévoit notamment une sortie plus rapide de la machinerie lors des tempêtes.

Actualité

Place à la saison des marchés de Noël

Shawinigan — La magie du temps des Fêtes s’est emparée de la Place du marché de Shawinigan. Le temps d’un week-end, un joli petit marché de Noël y était aménagé.

Les enfants étaient très nombreux samedi en début d’après-midi à appeler le père Noël, dans l’espoir de pouvoir le rencontrer et lui faire part de leurs souhaits. Après quelques minutes à se faire désirer, le père Noël est enfin arrivé pour le plus grand bonheur des tout-petits. Une grande ambiance de fête a été créée pour l’occasion. 

La 3e édition du Marché de Noël de Shawinigan se tenait à la Place du marché pour une deuxième année. Les organisateurs souhaitent ainsi attirer la population au centre-ville dans l’espoir qu’elle y trouve des cadeaux à offrir chez les commerçants locaux. 


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SPA Mauricie à Shawinigan: le conseil municipal veut changer de modèle

Shawinigan — Le bureau de Shawinigan de la Société protectrice des animaux de la Mauricie se retrouvera au centre de négociations avec la Ville au cours des prochains mois et s’il n’en tient qu’au maire, les conditions s’annoncent moins généreuses que lors de l’entente de service initiale dans le parc industriel Albert-Thibeault.

Lors de la dernière assemblée publique régulière, le conseil municipal a mandaté le directeur du Service de la sécurité incendie, François Lelièvre, à transmettre un préavis de non-renouvellement à la SPA au sujet de ce contrat. Il devra également «proposer une nouvelle entente entre la SPAM et la Ville».

En 2013, le conseil municipal de Shawinigan avait déroulé le tapis rouge pour attirer cet organisme. La Ville estimait alors que le service de protection et de contrôle animalier, assumé par l’Escouade canine mauricienne jusque-là, devait être amélioré.

La Société de développement de Shawinigan avait mis à la disposition de la SPA Mauricie des locaux dans le parc industriel du secteur Grand-Mère. La Ville lui prêtait aussi son système de répartition des appels, assumé par Communications Le Rocher. Elle s’occupait des principales dépenses d’entretien, des frais d’éclairage, d’électricité et de chauffage. En vertu de cette entente, la Ville accordait également un montant annuel de 375 000 $ pour la gestion du service à Shawinigan, sur présentation de factures.

Cette entente couvrait la période du 1er juillet 2013 au 31 mai 2018. Le contrat prévoyait qu’à son terme, il se renouvelait automatiquement aux mêmes conditions, à moins que l’une ou l’autre des parties transmette un avis écrit avant le 31 décembre 2017 pour manifester l’intention d’y mettre fin. Le conseil municipal s’est donc empressé de mandater M. Lelièvre pour procéder le 21 novembre.

Dès décembre 2014, Michel Angers confiait qu’il trouvait «que ça coûte très cher, cette aventure-là». L’année suivante, la Ville avait dû allonger 29 000 $ supplémentaires. Le maire déplorait vivement que ce service ne parvienne pas à s’autofinancer tel que prévu.

Compte tenu de ce que la Ville a observé au cours des cinq dernières années, il faut s’attendre à ce qu’elle négocie une entente un peu plus conventionnelle avec la SPA Mauricie.

«Ils ont comme dessein d’acheter le bâtiment et de donner un service plus large aux municipalités autour», avance M. Angers. «C’est la mission de la SDS, de passer éventuellement les immeubles (qu’elle loue). La SPA deviendra autonome. Nous prendrons une entente de service, comme avec les autres municipalités.»

La SPA Mauricie dessert actuellement Trois-Rivières, Shawinigan, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Boniface et Saint-Édouard-de-Maskinongé. M. Angers rappelle que la transition vers cet organisme sans but lucratif s’est effectuée dans un contexte particulier.

«Il y avait des coûts associés à ça», reconnaît-il. «Il y avait des enjeux et je souhaitais qu’on arrive à faire nos frais, comme on nous l’avait promis. Ça a tardé un peu. Il reste encore du travail à faire, mais en élargissant leur territoire, ce sera intéressant pour eux et ce sera intéressant financièrement pour nous aussi. Nous n’aurons plus à supporter le bâtiment et le reste, qui finissait par être assez onéreux.»

Le directeur général de la SPA Mauricie, Marco Champagne, rappelle que son organisation avait voulu faire preuve de prudence dans le cadre de sa première entente officielle avec la Ville de Shawinigan.

«On ne voulait pas prendre les bouchées trop grosses», illustre-t-il. «Nous sommes un OSBL. On voulait assurer notre intégration. Mais aux dernières nouvelles, on fait un excellent travail. Les élus semblent satisfaits de nos services.»

M. Champagne ne veut encore rien présumer sur l’issue de ces négociations. 

«Ça a toujours été dans les cartons que la SPA devienne, un jour, propriétaire de l’immeuble», convient-il. «Est-ce que ce sera l’an prochain ou dans les années qui vont suivre? Je n’en ai aucune idée.»

«Ça reste un dossier administratif», ajoute-t-il. «Nous n’avons pas encore eu de rencontre avec la Ville de Shawinigan là-dessus. Bien sûr, si j’étais dans la chaise de la SDS, je privilégierais la vente si j’avais cette option. Mais de notre côté, il faut assurer la pérennité de l’organisation. Tout dépend des chiffres!»

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Réfection de la piscine du parc Antoine-St-Onge: Shawinigan veut plus de temps et plus d’argent

Shawinigan — Prise avec un délai impossible à rencontrer et une aide financière insuffisante par rapport aux soumissions reçues lors du dernier appel d’offres, la Ville de Shawinigan demande plus de temps et plus d’argent à l’Agence de développement économique du Canada pour procéder à la réfection de la piscine du parc Antoine-St-Onge en 2018.

En assemblée spéciale le 27 novembre, le conseil municipal a adopté une résolution en ce sens. Dans son préambule, elle rappelle que le Programme d’infrastructure communautaire Canada 150 (2e volet) prévoit une aide financière équivalent à 50 % du coût des travaux admissibles, jusqu’à concurrence de 500 000 $.

En septembre, la Ville et l’Agence de développement du Canada avaient signé une entente prévoyant le versement d’une aide financière de 367 457 $, sur la base de coûts estimés à 734 913 $ pour le remplacement des systèmes de filtration et d’autres travaux connexes à cette piscine. Mais surprise, à l’ouverture des soumissions dans le cadre du dernier appel d’offres, la plus basse proposition s’établissait à... 1 230 040 $! Elle avait été déposée par Soucy Aquatik. Ciment projeté et Piscine Orléans avait présenté une soumission à 1 348 429 $, tandis que celle du Groupe Mécano atteignait 1 426 450 $.

Le conseil municipal a décidé de rejeter toutes ces offres. Or, ce volet du Programme d’infrastructure communautaire Canada 150 prévoit que les travaux subventionnés doivent être complétés avant le 31 décembre 2017. Une échéance impossible à rencontrer.

En conséquence, le conseil municipal demande à l’Agence de développement économique du Canada de réévaluer l’aide financière déjà confirmée, afin qu’elle atteigne le maximum de 500 000 $. De plus, les élus réclament au gouvernement la prolongation de la date limite pour réaliser le projet au 31 décembre 2018.

«Au printemps prochain, on aimerait retourner en appel de propositions», explique le maire, Michel Angers. «Souvent, les prix sont pas mal mieux qu’à l’automne, surtout en fin de saison quand on travaille dans le froid et le gel.»

Il existe une telle disproportion entre les chiffres de la Ville et les dernières soumissions qu’il est permis de questionner également l’estimation effectuée par l’administration municipale.

«On pense que notre évaluation était correcte», indique le maire. «Y aura-t-il un ajustement? On va revoir ça à l’interne.»

Si jamais la demande est refusée, M. Angers mentionne que d’autres programmes seront scrutés afin d’obtenir l’aide financière nécessaire à la réalisation de ces travaux essentiels. 

«Nous avons confiance qu’on soit capable de reporter la subvention et de jumeler le tout avec une soumission plus basse», avance-t-il. «Sans ça, la piscine ne fonctionne pas. On perd de l’eau!»

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Projets d’infrastructures: gros contrats, grosses modifications

SHAWINIGAN — En raison de l’importance et de la complexité des projets d’infrastructures en cours à Shawinigan pour régulariser l’approvisionnement en eau potable et fournir l’aqueduc et les égouts autour du lac à la Tortue, des ajustements en cours de chantier paraissent inévitables. Lors de la dernière séance publique, le conseil municipal a dû allonger plus de 400 000 $ pour pallier des imprévus, mais le maire, Michel Angers, assure que ces sommes supplémentaires cadrent toujours dans les budgets. En combinant la valeur de ces deux chantiers, on en arrive à des travaux de plus de 100 millions $ à Shawinigan.

Le 21 novembre, le conseil municipal a d’abord autorisé un avenant au contrat de surveillance des travaux autour du lac à la Tortue, attribué à Pluritec en mai dernier au montant de 1 236 650 $. Il s’agit d’un ajout de 122 400 $ pour l’assistance technique aux citoyens pour l’emplacement de leurs branchements.

«Lors de la rencontre d’information à l’aréna de Saint-Georges, nous avions donné toutes les explications, comme l’importance d’identifier, sur chaque terrain, l’endroit pour passer (le raccordement)», explique M. Angers. «Mais finalement, tout le monde était mêlé! Les gens nous téléphonaient, ils ne savaient pas où passer et l’entrepreneur s’en venait. Nous avons donc demandé à Pluritec de faire le tour pour aider les citoyens à identifier exactement l’endroit où passera l’égout et l’aqueduc (le cas échéant). Il ne faut pas oublier que ces gens avaient des fosses septiques. Ça devenait compliqué, alors c’est ce qu’on leur a demandé.»

En août, le comité exécutif de Shawinigan avait autorisé une autre somme additionnelle à Pluritec dans un autre contrat lié au même dossier. Cette fois, il s’agissait d’un montant de 53 214 $, qui s’explique par une nouvelle exigence du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques concernant la quantité de débordement pour les ouvrages de surverses. Pluritec a dû procéder à une campagne de mesures de débit, ce qui n’était pas prévu dans le contrat initial de préparation des plans et devis dans le cadre de ce projet, accordé en septembre 2016 au montant de 763 795 $.

Par ailleurs, en ce qui concerne la mise aux normes des infrastructures de production d’eau potable, le conseil municipal a accordé un montant supplémentaire de 296 406 $ à Allen entrepreneur général pour l’ajout d’une vanne de fermeture pour l’usine du lac à la Pêche. Les élus avaient accordé le contrat pour la construction d’une nouvelle usine de traitement le 13 juin dernier, pour la somme de 31,2 millions $.

Des modifications au contrat pour l’exécution de travaux supplémentaires liés aux plans et devis à l’usine du lac à la Pêche avaient aussi été accordées à WSP Canada l’été dernier. Le conseil municipal de Shawinigan avait autorisé le versement d’une somme additionnelle de 160 206 $ à cette entreprise, qui avait obtenu le contrat pour un peu plus d’un million de dollars en 2015.

Plus tôt cette année, la firme Pluritec avait aussi obtenu un montant supplémentaire de 62 538 $ pour la modification des plans et devis mais cette fois, pour l’usine de traitement du lac des Piles. Le contrat initial avait été accordé en 2015, à 226 900 $.

M. Angers ne cache pas qu’étant donné l’importance de ces chantiers, d’autres demandes semblables risquent d’atterrir sur son bureau au cours des prochains mois. Il fait remarquer que jusqu’ici, elles ont été très majoritairement refusées.

«On entre facilement dans nos budgets», rassure-t-il.

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Piscine à Shawinigan: autre rejet de soumissions

SHAWINIGAN — Une fois de plus, le conseil municipal de Shawinigan a rejeté toutes les soumissions déposées à la suite d’un appel d’offres dans le cadre du projet de réfection à la piscine du parc Antoine-St-Onge, lors de sa dernière assemblée publique régulière. Le maire, Michel Angers, reconnaît maintenant que ce chantier ne pourra être complété avant le 31 décembre 2017, comme le stipule le Programme d’infrastructure communautaire de Canada 150.

Cette fois encore, les prix trop élevés qui ont été soumis ont forcé les élus à garder le pied sur le frein, malgré l’échéance du programme qui arrive à grands pas. Rappelons qu’en octobre, le conseil municipal avait pris la même décision, dans le cadre d’un appel d’offres portant sur le démantèlement et la gestion des matières dangereuses pour le système de filtration. Cette fois, la demande de propositions portait sur le remplacement des systèmes de filtration et autres travaux connexes.

L’été dernier, les élus avaient adopté un règlement d’emprunt de 770 000 $ pour enfin réaliser ces investissements très attendus. La disponibilité d’une aide financière dans le cadre du Programme infrastructure communautaire de Canada 150 les avait incités à accélérer la cadence, mais dans les «conditions essentielles» de cette enveloppe, il est précisé que «le projet doit être achevé au plus tard le 31 décembre 2017». Les rejets de soumissions rendent maintenant ce critère impossible à rencontrer.

«Les entrepreneurs qui travaillent ces temps-ci dans la terre gelée, ils exigent trop cher», constate M. Angers. «Nous allons présenter une demande de prolongation du PIC 150 pour reprendre l’appel d’offres au printemps et peut-être, avoir de meilleurs prix.»

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Noël des nôtres : Un bilan positif

Shawinigan — Signe que le mois de décembre approche, la 49e édition du Noël des nôtres se tenait le 24 novembre dernier. Malgré un montant moins élevé que par les années antérieures, les organisateurs dressent un bilan positif de l’événement qui a permis d’amasser la somme de 68 452 $.

«Nous sommes satisfaits, il s’agit d’un bon résultat et avec l’argent que nous allons amasser au cours du mois de décembre nous devrions atteindre 80 000 $. Selon nous, le changement d’emplacement n’a pas eu d’impact sur les sous récoltés. Cependant, il faut considérer la température qui n’était pas idéale pour effectuer du porte-à-porte», souligne Roger Flageole, trésorier pour le Noël des nôtres.

Pour la première fois, le téléthon se tenait du côté de Shawinigan au Centre des arts. Un scénario qui devrait se répéter pour la 50e édition.

«Je crois que nous allons encore une fois retourner à Shawinigan l’année prochaine. Nous faisons cela par souci d’économie, car le Centre des arts possède tous les équipements nécessaires pour présenter une soirée comme celle-ci. En dépensant moins, nous pouvons remettre plus d’argent aux gens dans le besoin. De plus, ça s’est très bien déroulé, la qualité de la diffusion était bonne et les gens étaient contents. Je n’ai pas eu de mauvais commentaires», ajoute-t-il.