Le Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Trois-Rivières a tenu à dénoncer la tenue du «Sex Party».

«Sex Party» organisé au bar Le Temple: une autre voix s’élève contre la tenue de l’événement

À moins de 48  heures de la tenue du «Sex Party», un événement organisé au bar Le Temple, à Trois-Rivières, une autre voix s’élève afin de critiquer le contenu à caractère sexuel de l’activité. En effet, le Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Trois-Rivières a tenu à dénoncer l’activité, qui consiste selon eux, à faire la promotion d’une image dégradante du corps féminin.

Réuni en assemblée générale vendredi dernier, le Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Trois-Rivières a adopté cette position à très forte majorité.

Lors de cette rencontre, l’Assemblée générale a ainsi tenu à signifier son profond inconfort devant la tenue d’une telle activité qualifiée de pornographique par le syndicat. 

«Nous travaillons au quotidien dans une institution regroupant majoritairement des jeunes femmes et hommes, visés par la tenue de ce type d’activité. Nous sommes donc à même de constater les conséquences d’une culture dominante qui confine la femme dans le rôle d’objet de consommation et de convoitise», a soutenu le président du Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Trois-Rivières, Jean Fournier.

Pour l’Assemblée générale, la situation était telle, qu’il leur importait de se questionner sur le sujet, voire dénoncer la tenue d’une activité comme celle organisée au bar Le Temple, puisqu’elle entrait en contradiction avec leur position adoptée cet automne, dans le cadre du mouvement de dénonciation du harcèlement sexuel, dont le mouvement #moiaussi.

«Nos instances ont coup sur coup cet automne, d’une part positionné le Syndicat comme acteur dans la lutte à mener encore plus activement contre tous les types de violences à caractère sexuel et, d’autre part mandaté l’Éxécutif pour qu’il interpelle la Direction et l’invite à investir en prévention dans le milieu collégial», précise M. Fournier.

M. Fournier précise par ailleurs que les intervenants du collège et le CALAC de Trois-Rivières observent une nette croissance des demandes de soutien provenant de femmes vivant des situations de harcèlement depuis plusieurs semaines.

Le Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Trois-Rivières regroupe plus de 400 professeures et professeurs, se retrouvant tant à l’enseignement régulier qu’à la formation continue, dans plus de 40 disciplines.

Rappelons que Joanne Blais de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie avait elle aussi dénoncé l’événement en novembre dernier, mentionnant qu’une telle activité banalisait et valorisait l’exploitation sexuelle du corps des femmes, frôlant même selon elle, la prostitution.