Les frères Louis-Charles et Jean-Hugues Hamelin, cofondateurs de Technologies Carecity, en compagnie du maire de Shawinigan, Michel Angers.

Services municipaux à Shawinigan: une application pour améliorer l'efficacité

Shawinigan — Les services municipaux de Shawinigan se mettent un peu la tête sur la bûche avec l’entrée en fonction, au début 2019, d’une nouvelle application mobile qui permettra non seulement aux citoyens de signaler instantanément un problème sur le territoire, mais d’obtenir rapidement un aperçu du délai pour le régler.

L’entreprise Technologies Carecity a présenté son produit mardi matin, au DigiHub. Depuis le printemps, elle travaille avec l’administration municipale pour mettre au point cette application pour téléphones intelligents. Pour le moment, elle permet déjà un accès rapide au portail de la Ville, la réception d’alertes pour des communiqués de presse, des offres d’emploi ou des avis publics, de même que la consultation de la carte de stationnement hivernal et le statut quotidien de toutes les zones.

Au début 2019, cet outil permettra également de signaler divers problèmes sur le territoire. Par exemple, la présence de nids-de-poule, une baisse de pression dans le réseau d’aqueduc, l’éclairage défectueux d’un lampadaire ou des graffitis sur une propriété municipale. Dès la réception de ce signalement, la Ville s’engage à répondre au citoyen pour lui donner le temps d’intervention nécessaire afin de résoudre le problème.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne cache pas que les services municipaux, particulièrement celui des travaux publics, s’exposeront grandement au mécontentement des citoyens avec cette nouvelle application. Mais il fait le pari qu’une personne rapidement informée pourra mieux faire la part des choses.

«Avant d’aller de l’avant, nous nous sommes assis avec nos gens aux travaux publics pour leur dire qu’on va être sous les projecteurs», convient M. Angers. «Mais un citoyen qui sait qu’on a pris sa requête en main, qui connaît les délais impartis, ne rappellera pas deux ou trois fois parce que le trou dans la rue n’est pas encore réparé. Il saura qu’il y aura un délai de deux, trois ou quatre semaines. Si ce n’est pas fait, nous lui dirons qu’il s’est présenté des impondérables. Quand les gens sont informés, ils sont beaucoup plus patients que lorsqu’ils ne savent pas si ça va se faire ou pas.»

La Ville travaille sur une grille précisant les délais selon le type d’intervention. Elle sera présentée au début de la prochaine année.

Outre les travaux publics, le service des communications et des relations avec les citoyens et celui des technologies de l’information ont contribué à la réalisation de cette application. La Ville verse un montant de 20 350 $ sur deux ans pour aider Technologies Carecity à répondre aux besoins des municipalités du Québec. Ce montant tient compte de la contribution des services municipaux shawiniganais à l’amélioration de cette application. D’autres ententes pourraient être annoncées au cours des prochains mois.

Besoin

Cette application mobile trottait dans la tête de l’équipe de Technologies Carecity depuis les débuts de l’entreprise, en mars 2017. Il s’agit d’un projet issu du DigiHub et dirigé par les frères Louis-Charles et Jean-Hugues Hamelin, de même que Benjamin Cotton. Ils ont approché la Ville au printemps 2018 afin de peaufiner leur idée.

«C’est un besoin qu’on avait», explique Jean-Hugues Hamelin. «On voulait être informé par notre Ville via notre téléphone intelligent parce que c’est notre moyen de communication. Je n’ai plus de ligne filaire à la maison; c’est donc le meilleur moyen de me joindre. Nous voulions créer une application à notre image. Avec l’aide de la Ville, nous avons développé un produit intéressant qui sera bonifié avec le temps.»

Le maire de Shawinigan retire évidemment une fierté additionnelle de permettre à un projet émergent du DigiHub d’être appliqué à Shawinigan. Il rappelle que la Ville a aussi servi de banc d’essai pour Andromédia Technologies et Solutions IS Data, par exemple.

Pour la Ville, cette première version de Technologies Carecity ne représente sans doute que la pointe de l’iceberg, rêve M. Angers.

«Il existe toutes sortes de possibilités. Éventuellement, pourrons-nous suivre nos autobus, les opérations de déneigement, ou simplement améliorer ce que nous proposons déjà? L’objectif est de faciliter la vie des citoyens.»