Des municipalités de la MRC de Maskinongé songent à regrouper leurs brigades d’incendie.

Services incendie regroupés dans Maskinongé: une décision au printemps

Saint-Étienne-des-Grès — Le projet de regroupement de brigades d’incendie au sein de la MRC de Maskinongé progresse, si bien que le lancement de ce regroupement qui prendra la forme d’une régie est souhaité pour janvier 2021. Mais avant de penser au lancement, la décision de former ledit regroupement devra être prise au printemps prochain et celui-ci pourrait rassembler plus de joueurs que prévu.

Le regroupement de ces services occupe différents élus et fonctionnaires de Saint-Paulin, de Saint-Étienne-des-Grès, de Saint-Boniface, de Sainte-Ursule, de Saint-Barnabé et de Saint-Mathieu-du-Parc depuis plusieurs mois, car ceux-ci désirent mettre leurs ressources en commun afin de maintenir un service de qualité, ce qui aiderait au recrutement de pompiers. Le fruit de ce travail a été présenté mardi lors d’une rencontre de travail. Durant cette rencontre, le comité d’étude de regroupement a parlé du budget de l’an 1. La régie fonctionnerait avec un budget composé de l’argent prévu pour le service d’incendie de chaque localité. Une quote-part serait ensuite imposée selon la valeur de la richesse foncière, le nombre d’habitants, la superficie du territoire et le risque évalué.

«L’objectif est d’assurer les citoyens de la pérennité du service au meilleur coût possible, car le nœud du problème est le recrutement, explique Robert Landry, président du comité d’étude de regroupement et maire de Saint-Étienne. Il n’y a pas de hausse de budget pour l’an 1, donc ce n’est pas trop inquiétant. La formule de quotes-parts, on trouve que c’est plus équitable.»

Robert Landry est le maire de Saint-Étienne-des-Grès.

Selon M. Landry, un regroupement prenant la forme d’une régie a été proposé et accepté par les municipalités ayant participé à cette rencontre, car un tel organisme donne plus de pouvoir à l’ensemble des membres. L’achat d’un équipement dans une future régie nécessitera l’appui de tous les partenaires.

«On récupère les camions, chaque municipalité garde sa caserne à sa charge et la régie s’occupe de tout. La formation, la prévention, les interventions, le recrutement, tout», énumère le maire de Saint-Étienne.

Une bonne part du boulot a été réalisée, mais il reste encore du travail à faire pour peaufiner le projet. Les officiers des brigades d’incendie doivent évaluer si le regroupement envisagé va sécuriser les municipalités concernant la main-d’œuvre. «On veut que le regroupement apporte une valeur ajoutée et c’est ce qu’on veut que les officiers nous mettent sur la table», mentionne M. Landry.

Le maire de Maskinongé, Roger Michaud.

Cette partie du travail devrait être connue en janvier.

Charette et Maskinongé présentes

Robert Landry est heureux de présider un comité d’étude de regroupement avec cinq autres municipalités, mais il n’a jamais caché son penchant pour une régie avec davantage de membres. La rencontre de mardi a accueilli deux maires à titre d’observateurs, soit Roger Michaud (Maskinongé) et Claude Boulanger (Charette). Les deux maires sont ressortis de cette rencontre avec satisfaction.

«C’est une démarche qui a du sens, estime Roger Michaud. On sait que les municipalités ont de la misère à avoir des pompiers. Ce n’est pas encore le cas à Maskinongé, mais ça ne veut pas dire que ça ne viendra pas. Et ça a du sens en terme de budget. C’est intéressant.»

Claude Boulanger, maire de Charette.

Claude Boulanger avait confirmé il y a quelques semaines qu’il assisterait à cette rencontre. Le maire de Charette estime lui aussi que la rencontre a été fort intéressante.

«Il y a eu des chiffres clairs, on sait où on s’en va. Le gros avantage est au niveau du recrutement. La régie pourrait faire des économies, car on aura moins d’officiers.»

Les maires Michaud et Boulanger veulent toutefois s’assurer qu’une telle formule offrira des avantages réels pour leur localité. Si cela s’avère, ils ne voient pas pourquoi leur conseil s’opposerait à cette voie.