Certains services des corps de pompiers de Charette, de Saint-Barnabé et de Saint-Élie-de-Caxton pourraient être regroupés dans un avenir rapproché.

Services en incendie: Charette, Saint-Barnabé et Saint-Élie discutent

Les municipalités de Charette, de Saint-Barnabé et de Saint-Élie ont amorcé des discussions concernant le regroupement de certains services de leurs corps de pompiers.
Les trois municipalités réfléchissent à ce scénario qui écarte l'idée d'une fusion des trois brigades. Chaque Municipalité garderait son autonomie, ses pompiers, sa caserne et ses équipements. Mais il se pourrait que les trois corps de pompiers soient dirigés par un seul chef qui miserait sur des adjoints dans chacune des localités déjà unies par des ententes d'entraide.
Ces discussions font suite à une étude menée par la MRC de Maskinongé sur l'état de la situation des services de pompiers à travers le territoire. Il semble peu probable qu'un jour, un seul corps de pompiers couvre la totalité des 17 municipalités, mais Claude Boulanger croit que ce genre de travail donne matière à réflexion sur de petits regroupements.
«Avec ces données sur les coûts, sur le nombre de pompiers, les municipalités regardent pour trouver ce qui serait le mieux pour nous. Avec Saint-Barnabé et Saint-Élie, on discute pour voir ce qui pourrait être fait pour être plus efficace. Et si on peut faire des économies, tant mieux», raconte le maire de Charette.
L'aspect administratif fait partie des services rendus par un corps de pompier qui pourrait être intégré dans un regroupement tout comme l'achat d'équipements.
«Le problème est la main-d'oeuvre, explique le maire de Saint-Barnabé, Michel Lemay. Le recrutement est difficile. Chez nous, on a 17 pompiers, dont six sont de Saint-Barnabé. Les autres viennent des municipalités voisines. Les trois services rassemblent une trentaine de pompiers. Le recrutement pourrait faire partie des services regroupés. Ce serait une façon de mettre en commun la main-d'oeuvre qui est là.»
Selon Réjean Audet, cette entente pourrait permettre d'avoir un seul spécialiste en prévention qui couvrirait les trois municipalités.
«Ce n'est pas toujours facile pour une petite Municipalité d'avoir les personnes ressources pour chaque spécialité. Dans les petits villages, on ne peut pas travailler tout seul et espérer offrir un excellent service à la population. On l'a déjà fait avec Charette pour l'achat d'une plaque vibrante pour les travaux publics. Quand on peut trouver des solutions communes pour s'aider, je suis très favorable à ça», dit le maire de Saint-Élie.
Ce dossier pourrait trouver sa conclusion au début du prochain mandat des conseils des trois localités voisines.