Une manifestation a été organisée devant le bureau du ministre Jean Boulet à Trois-Rivières.

Services de garde: manifestations devant les bureaux de Boulet et Martel

TROIS-RIVIÈRES — Les 10 000 responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ ont ouvert leurs portes une heure plus tard vendredi matin pour accroître la pression en vue du renouvellement de la convention collective. En région, des manifestations ont eu lieu devant les bureaux du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, à Trois-Rivières, et du député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, à Bécancour. Un geste posé devant les bureaux d’une quinzaine de députés et ministres dans plusieurs régions au Québec, dont celui de la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, à Québec.

«Il y a des pourparlers, mais il y a rien qui se passe. On continue nos moyens de pression, on est rendu à la quatrième semaine. Il y a des rencontres, mais aucune offre», a commenté Mélanie Gélinas, présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial de la Mauricie.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente la grande majorité des responsables de services de garde en milieu familial qui sont syndiquées.

L’ouverture une heure plus tard qu’à l’habitude fait partie d’un mouvement, amorcé le 31 janvier, visant à ouvrir les portes de plus en plus tard les vendredis, 15 minutes à la fois, jusqu’à deux heures plus tard au bout de huit semaines.

Les responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ veulent accroître la pression en vue du renouvellement de leur convention collective.

Le mandat de moyens de pression adopté par les membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la CSQ, prévoit également la fermeture du service durant une demi-journée et une journée. La fédération n’a toutefois pas encore décidé quand elle recourrait à cette deuxième étape de ses moyens de pression.

Les négociations ont cours avec le ministère de la Famille; le principal point en litige est la rémunération.

Les responsables de services éducatifs ne sont pas rémunérées à l’heure; elles touchent plutôt une subvention du ministère pour dispenser le service à leur domicile. Elles ont donc fait estimer leur rémunération par un spécialiste, à partir du montant de la subvention et des heures de travail et autres dépenses. La FIPEQ en conclut qu’elles touchent 12,42 $ l’heure.

La FIPEQ revendique pour elles l’équivalent d’un salaire horaire de 16,75 $.

Le ministère ne fait pas les mêmes calculs. Il a d’ailleurs déjà déploré que les parents aient à subir ces moyens de pression de la part des syndiquées. Et il souhaite toujours en arriver à une entente avec leurs représentantes.

Avec La Presse canadienne