Le syndicat des ambulanciers de La Tuque a dénoncé, encore une fois, l’horaire de faction. Sur la photo: Marie-Line Séguin, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux CSN est accompagnée de Mario Pellerin, vice-président Conseil central du Cœur du Québec - CSN, Michel Beaumier, président du Syndicat des paramédics du Cœur du Québec (CSN) et Mickael Bernier, paramédic à La Tuque.
Le syndicat des ambulanciers de La Tuque a dénoncé, encore une fois, l’horaire de faction. Sur la photo: Marie-Line Séguin, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux CSN est accompagnée de Mario Pellerin, vice-président Conseil central du Cœur du Québec - CSN, Michel Beaumier, président du Syndicat des paramédics du Cœur du Québec (CSN) et Mickael Bernier, paramédic à La Tuque.

Services ambulanciers à La Tuque: «On va faire du bruit»

La Tuque — Les ambulanciers de La Tuque promettent de faire du bruit à travers les rues de la municipalité en soirée, jeudi, lors d’une manifestation en voiture. Le syndicat réitère sa demande faite au gouvernement pour en finir avec l’horaire de faction et ainsi obtenir un horaire à l’heure. L’impatience commence à se faire sentir et des réponses claires sont attendues. 

«À chaque fois, on nous dit que ça s’en vient, qu’on va regarder ça, mais on n’a jamais de réponse claire. Il est grand temps que quelqu’un nous réponde pour de vrai. Ça fait longtemps qu’on nous promet des horaires à l’heure et il est temps de remplir les promesses», affirme Marie-Line Séguin, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux CSN.

Le syndicat n’est pas sans rappeler «un exemple concret de l’absurdité de la situation à La Tuque» alors que récemment le transport d’un patient a été fait par camion de pompier. La personne avait été transportée dans le véhicule qui sert habituellement de poste de commandement aux pompiers en raison d’une rupture de service dans la couverture ambulancière.

Le syndicat insiste sur le fait que cette situation n’aurait pas eu lieu s’il y avait eu un horaire à l’heure, comme il le réclame depuis plusieurs années. 

«On a été chanceux, quelqu’un a pu faire le transport, mais on a bien peur que ce ne soit pas toujours le cas. Avec un horaire à l’heure, cette situation n’aurait jamais eu lieu», estime Marie-Line Séguin, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux CSN.

Mickael Bernier, paramédic à La Tuque, demande à la population de se déplacer en grand nombre pour la manifestation, jeudi.

«On est des gens très engagés et quand on a appris ça, on fulminait. Pas parce que les pompiers n’ont pas fait un bon travail. On est très content que les pompiers aient fait le transport pour la patiente. Elle avait besoin d’un transport ambulancier. On est sidéré de voir à quel point on a toujours des ‘‘passer proche’’. On était en colère. Depuis des années, on se bat pour faire changer l’horaire. On ne comprend pas l’absence de réponse et c’est surtout ça qui nous choque au final», ajoute Mickael Bernier, ambulancier et représentant du syndicat à La Tuque.

Les ambulanciers sentent qu’ils ont l’appui de la population. Ils affirment qu’il n’y a pas une seule journée où ils ne se font pas aborder sur le sujet des horaires. Avec la manifestation, jeudi, ils veulent montrer aux décideurs que la population et l’ensemble de la communauté de La Tuque sont derrière eux.

«C’est un appel à tous de la part des paramédics. On veut que la population montre au gouvernement que la région au complet réclame un service ambulancier à l’heure […] On n’est pas en mode confrontation avec le gouvernement, ce que l’on veut ce sont des réponses», insiste Mario Pellerin, vice-président conseil central du Cœur du Québec – CSN.

Les représentants syndicaux martèlent que les gens de La Tuque ont droit d’avoir les mêmes services de qualité que n’importe qui d’autre.

«Ils paient des taxes eux aussi et il faudrait qu’on puisse leur offrir un service de qualité comme partout ailleurs […] On comprend que c’est une question d’argent, mais des économies de bout de chandelle ça n’aide pas le service de santé. On en a encore la preuve», insiste Marie-Line Séguin.

Depuis l’automne dernier, les rencontres et les appuis se multiplient, mais les intervenants sont toujours sans nouvelles du gouvernement. En mars dernier, il devait y avoir une deuxième rencontre avec le ministre responsable de la région, Jean Boulet, mais elle n’a pas eu lieu. 

«La population, le maire de La Tuque, les pompiers et même le CIUSSS MCQ sont d’accord avec notre demande. Marie-Louise Tardif nous promettait des nouvelles avant Noël, le ministre Boulet s’est montré surpris et découragé de cette situation-là, on était en janvier. On parle de discussions qui durent depuis des mois. Va falloir qu’on fasse quoi pour avoir une réponse? Si le gouvernement a décidé qu’on ne l’aurait pas l’horaire à l’heure, ben qu’il le dise, au moins, on va être fixé», a lancé Michel Beaumier, président du Syndicat des paramédics du Cœur du Québec (CSN).

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, exigeait lui aussi des réponses et des actions dans ce dossier. Rappelons qu’il a vivement critiqué la dernière rupture de service. 

«On n’est plus en 1920 pour faire des transports comme ça. C’est inacceptable», avait-il lancé en entrevue au Nouvelliste.

Le maire Tremblay a d’ailleurs confirmé son intention d’être présent jeudi soir en appui aux ambulanciers.

Le départ de la manifestation se fera à 18 h du stationnement devant l’hôpital sur la rue Saint-Antoine et on promet de faire du bruit «en masse».

«Ce sera une parade en véhicule à travers la ville, et ça va permettre de montrer aussi notre support au personnel de la santé », a conclu Mme Séguin.