Les paramédics se sont rassemblés devant le bureau de la députée Marie-Louise Tardif.

Services ambulanciers à La Tuque: «il faut que ça bouge»

La Tuque — Les paramédics de La Tuque réclament, depuis plusieurs années, de passer à un horaire à l’heure pour enfin quitter la formule de l’horaire de faction 7/14. Ils se sont massés en grand nombre devant le bureau de la députée caquiste Marie-Louise Tardif, jeudi, à La Tuque afin de mettre de la pression pour que des actions concrètes soient posées.

Depuis plusieurs mois, le Syndicat des paramédics du Cœur du Québec – CSN réclame une modification du cadre horaire pour ses membres de la section de La Tuque.

«C’est une promesse qui nous a été faite par la députée Marie-Louise Tardif de la CAQ et depuis plusieurs mois, tout ce qu’on se fait dire c’est qu’on va avoir des nouvelles bientôt. Là c’est assez, il faut que ça bouge […] La seule information qu’on a eue, c’est qu’on n’était pas dans les ratios du ministère alors le ministère nous a oubliés. La CAQ a oublié les citoyens. C’est un retour à la case départ», martèle Michel Beaumier, président du syndicat.

«On a une réalité terrain qui est complètement différente du reste de la province. On a un territoire qui est énorme. […] Ça ne fait aucun sens d’avoir encore trois horaires de faction», dénonce-t-il.

La patience commence à s’effriter et ils réclament des réponses rapidement. On ne veut plus passer «plusieurs mois sans avoir aucune nouvelle du gouvernement».

«Le niaisage a assez duré, il faut avoir des réponses, nos membres sont tannés des belles paroles […] Il y a une promesse qui a été faite à ces gens-là, une promesse d’avoir une meilleure qualité de vie, de pouvoir concilier travail-famille… Ils ont été patients. Là, ça suffit. Est-ce qu’on peut tenir nos promesses?», a lancé Marie-Line Séguin, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS).

En plus d’interpeller la députée de Laviolette – Saint-Maurice et le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, on a également demandé au propriétaire de la Banque de techniciens ambulanciers du Québec à La Tuque de s’impliquer dans le processus.

«Il doit faire son bout de chemin et nous donner son appui. On n’arrivera à rien sans que lui s’implique», a indiqué M. Beaumier.

Les appuis aux ambulanciers de La Tuque sont nombreux, les citoyens ont manifesté leur appui dans la rue, jeudi, mais également au courant des derniers mois. La Ville appuie également les paramédics dans leur démarche.

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, a d’ailleurs profité de la soirée d’échange sur la santé un peu plus tôt cette semaine pour interpeller le président-directeur adjoint du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Gilles Hudon, à ce sujet.

«Vous savez à quel point on tient à un service ambulancier à l’heure. Ne serait-ce qu’un quart de travail. Votre prédécesseur nous avait même écrit à ce sujet-là que la décision était rendue. On attend encore… On a hâte que le CIUSSS nous donne notre service d’ambulance à l’heure», a-t-il lancé.

Le directeur général de la municipalité était également aux côtés des ambulanciers devant le bureau de Marie-Louise Tardif. Il a rappelé que le CIUSSS MCQ avait pris des «engagements fermes».

«Le conseil municipal n’accepte pas cette situation, on n’est pas des citoyens de troisième zone. On est des citoyens de première classe comme partout au Québec […] Nous on met la pédale dans le plancher pour appuyer les paramédics, l’ensemble du conseil est contre la façon dont on est traité actuellement», a souligné Marco Lethiecq.

On presse le gouvernement d’agir avant un exode massif des paramédics. On a affirmé que déjà 13 personnes avaient quitté le service.

«Il y a un taux de roulement qui est créé à cause des conditions de travail qui sont pénibles pour la conciliation travail-famille. On est bientôt en 2020 et on est encore en train de se battre pour avoir une vie de famille. C’est exaspérant», souligne Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec CSN.

Les paramédics de La Tuque promettent des actions de plus en plus intenses dans les prochaines semaines. On promet de se faire entendre.

«On va devoir hausser le ton et passer aux actions de mobilisation», a affirmé Paul Lavergne.

«Il va y avoir des moyens d’action concrets qui vont être faits prochainement. Ça va être en gradation et ce ne sera pas juste de distribuer des feuillets. On en a plein notre casque», a ajouté Michel Beaumier.