Johanne Hinse

S’engager au travail et dans la communauté

Il y a ceux qui mènent une carrière de prestige. Il y en a qui rayonnent par leur engagement dans la communauté. Johanne Hinse s’inscrit dans les deux catégories à la fois. Les heures de travail sont évidemment au rendez-vous. Mme Hinse ne s’en plaindra jamais. Il y aura toujours la fin de semaine et le chalet pour se ressourcer, fait-elle valoir. «C’est les gens les plus occupés qui sont les plus engagés», soutient-elle.

Dans sa vie professionnelle ou à travers ses nombreux engagements, Mme Hinse recherche d’abord le contact humain. On ne s’étonnera donc pas de la retrouver à la barre de tout le volet communautaire, chez Cogeco. NousTv, au Québec et YourTv, en Ontario, c’est elle qui y voit. «J’ai toujours été dans le monde... Si je n’étais pas dans le monde, je ne serais pas bien», soutient la Trifluvienne.

Son rôle en est un de relation à la communauté. Celle que l’on peut qualifier de bourreau de travail supervise ainsi 37 stations locales, dans les deux provinces, 250 employés et 1200 bénévoles. «Je suis pas mal tout le temps sur quatre roues», concède-t-elle.

La nature de ses fonctions pousse la professionnelle à s’engager. Elle est membre active du cabinet de campagne de Centraide Mauricie, une cause qu’embrasse l’entreprise où elle travaille. Elle siège également au conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R).

Or, l’engagement de Johanne Hinse dépasse aussi le cadre de ses fonctions. Elle préside notamment au conseil d’administration de la Fondation régionale pour la Santé de Trois-Rivières (RSTR). La tâche est prenante, mais la cause est noble, explique-t-elle.

Parallèlement, la citoyenne s’investit dans des œuvres de moins grandes envergures. On la sollicite de par sa notoriété et sa présence dans le milieu communautaire. Elle répond souvent par l’affirmative. «C’est une question de planification», lance-t-elle, non sans modestie.

Il y a aussi le mentorat. Une forme d’engagement en tête-à-tête. Encore ici, c’est parfois dans ses fonctions professionnelles qu’elle prodigue les conseils, à d’autres moments, c’est de l’extérieur que l’on vient vers elle. «C’est beaucoup d’aider les gens dans leurs choix», indique-t-elle. Elle prend soin de mentionner qu’elle n’a pas la science infuse, mais qu’il s’agit d’une démarche d’accompagnement et de réflexion, où son expérience peut être mise à profit.

Si la retraite commence à poindre à l’horizon, Johanne Hinse affirme qu’il lui reste encore des défis professionnels à relever. NousTv doit notamment s’engager dans un virage numérique. Elle veut en faire un succès.

Elle prépare toutefois sa sortie, assure-t-elle. Elle entend voyager. Sa fille et son petit-fils vivent en Colombie-Britannique. Elle y passera assurément plus de temps. Elle verra aussi son mari plus souvent que les fins de semaine. Par ailleurs, Johanne Hinse ne coupera pas court à ses engagements. Il s’agira davantage de réorienter son emploi du temps.

La femme d’affaires suit présentement une formation au Collège des administrateurs de sociétés du Québec pour obtenir une accréditation en gestion des conseils d’administration. Si son passage à la CCI3R et son rôle à la Fondation RSTR la stimulent, elle confie éventuellement viser un poste à un conseil d’administration de plus grande importance. Pourquoi? Parce qu’elle aime sortir de sa zone de confort, explique-t-elle.

L’énergie qu’elle déplace ne passe pas inaperçue. La femme engagée sera bientôt récompensée par le Prix d’innovatrice de l’année du Réseau des femmes en communication et technologie. Elle se dit touchée de l’honneur, d’autant que sa candidature a été proposée par un membre de l’organisation où elle travaille.

On imagine facilement qu’une feuille de route comme la sienne pave un jour la voie à un saut en politique. Ici, Johanne Hinse se braque un peu. Elle convient avoir certaines aptitudes et connaissances qui pourraient être mises à profit d’un passage dans le service public. Par contre, elle confie se sentir trop transparente pour se plier aux exigences d’une vie sous les projecteurs. «Donc, non... Pas pour le moment».